Selon la proposition de budget de l’État pour 2026, remise aujourd’hui par le gouvernement à l’Assemblée de la République, « l’estimation globale des dépenses liées aux pensions et aux compléments respectifs, y compris celles associées au régime de remplacement des banquiers, est de 26.357,6 millions d’euros ».
Dans le document, le gouvernement souligne les augmentations prévues dans diverses prestations, notamment celles de l’indemnité de chômage et de soutien à l’emploi, qui connaîtront une croissance de 0,9 % pour une dépense totale de 1.740,1 millions d’euros, ou les allocations familiales, qui bénéficieront de 27,6 millions d’euros de plus qu’en 2025.
Il est précisé que les prestations de parentalité, qui comprennent les aides sociales versées par la Sécurité Sociale pour compenser la perte de revenu pendant le congé parental pour s’occuper des enfants, coûteront 1.232,5 millions d’euros, soit une augmentation de 23,6 % par rapport à la prévision d’exécution en 2025.
Selon le gouvernement, cette hausse s’explique par « l’augmentation du nombre de bénéficiaires et de la rémunération par travailleur, notamment dans les principales composantes des prestations de parentalité », ainsi que par l’allongement de deux mois du paiement de l’allocation parentale initiale.
Une autre prestation sociale dont la dépense totale augmente est le Complément Solidaire pour les Personnes Âgées (CSI), dont l’augmentation de 40 euros par mois avait été annoncée par le Premier ministre lors d’une action de campagne du PSD, le gouvernement prévoyant de dépenser 671,8 millions d’euros l’année prochaine.
L’augmentation de la dépense totale est due à « l’augmentation de 40 euros mensuels supplémentaires en 2026, suite à l’augmentation de 5 % sur la valeur de référence à partir de janvier 2025 », selon le document.
La Prestation Sociale pour l’Inclusion (PSI) et son complément, destinés aux personnes handicapées, augmentent de 10,4 % pour atteindre 886,1 millions d’euros, sur la base de la prévision d’augmentation du nombre de bénéficiaires.
Parmi les prestations qui ne voient pas d’augmentation figurent, par exemple, le Revenu Social d’Insertion (RSI), un soutien pour les personnes en situation de pauvreté extrême, et la Garantie pour l’Enfance, une prestation sociale au Portugal qui fonctionne comme un complément à l’allocation familiale pour les enfants et les jeunes en situation de pauvreté extrême.
Dans le cas du RSI, le gouvernement prévoit de dépenser 354,1 millions d’euros pour le paiement de cette prestation sociale, soit 700 000 euros de moins que la prévision d’exécution en 2025.
En ce qui concerne la Garantie pour l’Enfance, le montant total prévu passe de 90 millions d’euros, dans la prévision d’exécution de 2025, à 88,5 millions d’euros dans le budget pour 2026, ce qui représente une diminution de 1,7 %.
Concernant l’action sociale, le gouvernement avance qu’un montant de 4.030,5 millions d’euros (+12,5 %) est prévu pour renforcer l’engagement envers le secteur social et solidaire pour 2026, ainsi que pour continuer l’élargissement du Réseau National de Soins Continus Intégrés, suite aux accords signés en 2025″.
« Dans le budget pour 2026, 374 millions d’euros en provenance du Plan de relance et de résilience (PRR) sont pris en compte, couvrant diverses réponses sociales », déclare le gouvernement, ajoutant qu’il effectuera une « gestion et une supervision plus rigoureuse des réponses sociales ».
