«Nous avons suspendu pour repenser le modèle. Le défi est à l’échelle européenne. Le gouvernement n’a pas diminué d’un iota le contrôle des frontières», a assuré le ministre des Infrastructures, Miguel Pinto Luz, lors d’une rencontre à Lisbonne avec l’Association de l’Hôtellerie du Portugal (AHP).
Pour le gouvernement, admettre que suspendre le nouveau modèle équivaudrait à diminuer le contrôle des frontières, reviendrait à affirmer qu’il y a un mois, le Portugal n’exerçait pas de contrôle des frontières.
Pinto Luz a souligné que le gouvernement a choisi la suspension pour éviter des files d’attente de «cinq, six ou sept heures, qui détruisent le capital durement acquis».
Le ministre a précisé que ce qui est en jeu est le capital de «confiance et crédibilité du pays» au-delà des frontières, insistant sur le fait qu’il a coûté cher à être gagné.
D’autre part, il a assuré que l’exécutif est «absolument engagé» et a ainsi décidé d’augmenter le nombre d’effectifs, d’inclure la GNR dans l’opération, d’acheter plus de «e-gates» et d’accroître la capacité des serveurs.
«Je n’aime pas vendre des illusions, mais nous faisons tout pour que cela ne se reproduise pas», a conclu Pinto Luz, faisant référence aux contraintes observées à l’aéroport Humberto Delgado.
À la fin de l’année, le gouvernement avait annoncé la suspension, pour trois mois, du système européen de contrôle des frontières pour les citoyens non communautaires à l’aéroport de Lisbonne et le renforcement de l’infrastructure avec des militaires de la GNR.
Dans un communiqué, le ministère de l’Administration Interne (MAI) a justifié le renforcement des mesures de contingence à l’aéroport Humberto Delgado, à Lisbonne, par «l’aggravation des contraintes dans la zone des arrivées» de passagers non-européens en provenance hors de l’espace Schengen, en raison de l’évolution du nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Union européenne.
Le MAI a annoncé un renforcement immédiat des militaires de la Garde Nationale Républicaine avec une formation certifiée dans le contrôle des frontières et une «augmentation d’environ 30% de la capacité des équipements électroniques et physiques de contrôle des frontières extérieures».
