Le gouvernement anticipe l’information sur les postes pour les médecins nouvellement spécialisés.

Selon Cristina Vaz Tomé, cette possibilité découle de l’arrêté publié aujourd’hui, permettant l’ouverture de 579 postes pour les nouveaux spécialistes en médecine générale et familiale, dont 97 dans des zones considérées comme déficitaires. Il fixe également le nombre maximal de postes à pourvoir dans les cartes de personnel des unités du Service National de Santé pour la médecine générale et familiale, la santé publique et les spécialités hospitalières.

 

La responsable s’exprimait en marge de la cérémonie de signature des contrats de financement dans le cadre du Plan de Relance et de Résilience, concernant le renforcement du Réseau National de Soins Continus Intégrés. Elle répondait aux questions des journalistes sur l’ouverture de seulement la moitié des postes avec incitations nécessaires pour la médecine générale et familiale, et sur l’exclusion des unités dans l’Intérieur, le Centre, l’Alentejo et l’Algarve.

La responsable a expliqué que cet arrêté résultait d’un travail conjoint avec les unités locales de santé et que, dans ces cas précis, « aucun besoin en termes de postes déficitaires n’avait été signalé ».

Cristina Vaz Tomé a souligné l’anticipation de cet arrêté par rapport aux années précédentes et le fait que, pour la première fois, le même diplôme inclut « les postes et les postes déficitaires », ces derniers offrant des incitations aux professionnels de santé qui choisiront ces positions.

Elle a précisé que, jusqu’à présent, un arrêté au début de l’année déterminait les postes déficitaires, suivi après le premier trimestre des « postes normaux pour les nouveaux spécialistes ».

« À présent, les médecins qui ont terminé leur internat, même s’ils n’ont pas encore leur note homologuée, peuvent déjà savoir où des postes s’ouvriront et anticiper pour planifier leur carrière en vue de postuler pour des régions du pays qu’ils choisissaient habituellement moins », a-t-elle souligné.

Selon l’arrêté, sur un total de 2 188 postes ouverts, 1 552 concernent les spécialités hospitalières (dont 216 dans des zones déficitaires), 579 pour les médecins de famille (dont 97 déficitaires) et 57 pour la santé publique (dont 11 déficitaires).

Pour ce qui est des postes dans des régions considérées comme déficitaires, ils sont au nombre de 324, dont 97 dans la médecine générale et familiale (MGF), 216 dans les spécialités hospitalières et 11 en santé publique.

Dans le concours lancé en décembre dernier (période spéciale), plus de 70 % des 225 postes pour la MGF n’ont pas été pourvus.

Les données consultées aujourd’hui montrent qu’en mars 2025, 1 593 802 personnes n’avaient pas de médecin de famille attribué, soit environ 30 000 de plus qu’en janvier.

L’arrêté publié aujourd’hui indique que, dans le domaine hospitalier, la spécialité ayant le plus grand nombre de postes ouverts est la médecine interne (206), suivie de la pédiatrie (110), de la gynécologie/obstétrique (89), de l’anesthésiologie (82), de la psychiatrie (75) et de la chirurgie générale (73).

Le document précise également que, dans les cas où des postes resteraient vacants, le membre du Gouvernement responsable de la santé peut autoriser le recrutement de personnel médical sans lien avec le SNS, sur la base de la carrière, « en concluant des contrats de travail à durée indéterminée, et avec notification ultérieure au membre du Gouvernement responsable des finances, (…) à condition que les charges de recrutement soient dûment incluses dans le budget correspondant ».