Le déficit des comptes publics du Mozambique recule à 1 755 millions.

Selon la proposition du Plan Économique et Social et Budget de l’État (PESOE) 2025, qui commence à être débattue en séance plénière à l’Assemblée de la République, à Maputo, le déficit de cette année sera inférieur à 155,815 millions de meticais (2,155 millions d’euros) en 2024 (11,1% du PIB) et à 145,536 millions de meticais (2,013 millions d’euros) en 2023 (13,4% du PIB).

Pour combler le déficit des finances publiques, le gouvernement prévoit l’émission de dette intérieure tout au long de l’année pour un montant de 35,094 millions de meticais (485 millions d’euros), contre 38,984 millions de meticais (539 millions d’euros) émis en 2024.

Il prévoit également de recourir à l’endettement externe, qui augmentera de 0,6 point de pourcentage par rapport à 2024, pour atteindre 29,973 millions de meticais (415 millions d’euros), soit 1,9% du PIB.

Un autre mode de financement du déficit des finances publiques mozambicaines en 2025 sera le recours aux dons externes, le document estimant collecter 0,8 point de pourcentage supplémentaire, correspondant à 58,236 millions de meticais (806 millions d’euros), prévoit le gouvernement dans la proposition de budget, le premier préparé par l’exécutif dirigé par Daniel Chapo, investi en janvier dernier comme cinquième président mozambicain.

Dans le PESOE, le gouvernement mozambicain prévoit pour 2025 une croissance du PIB de 2,9%, un taux d’inflation annuel moyen de 7%, des exportations de biens d’une valeur de 8,431 millions de dollars (7,379 millions d’euros) et des réserves internationales brutes de 3,442 millions de dollars (3,045 millions d’euros), ce qui équivaut à 4,7 mois de couverture des importations de biens et services, en excluant les mégaprojets.

Les recettes de l’État pour l’année entière devraient atteindre plus de 385,871 millions de meticais (5,347 millions d’euros), soit 25% du PIB, et les dépenses totales à 512,749 millions de meticais (7,107 millions d’euros), correspondant à 33,2% du PIB, engendrant un déficit budgétaire de 8,2%.