Le Collectif Anti-Raciste dénonce un étudiant agressé au Faial dans une « attaque soudaine ».

Le Collectif Anti-Raciste dénonce un étudiant agressé au Faial dans une "attaque soudaine".

Selon le Collectif Anti-Raciste de l’Île de Faial, l’étudiant, « d’origine africaine, a été brutalement agressé dans la ville de Horta, sur l’île de Faial, vers 5h20 du matin », alors qu’il « conversait avec d’autres personnes dans la rue », près d’un bar fermé.

 

L’agresseur présumé, « toujours non identifié », a frappé la victime « violemment à la tête », ce qui l’a laissée « inconsciente », indique le Collectif, ajoutant que l’étudiant a subi des « blessures aux lèvres et au visage, ainsi qu’une coupure d’environ 10 centimètres au crâne ».

Dans un communiqué de presse, le Collectif Anti-Raciste de Faial précise que l’étudiant a été « secouru par un collègue » et transporté à l’Hôpital de Horta, où il a « reçu des soins ». Une plainte a ensuite été « déposée auprès de la police ».

Toujours selon l’organisation, la victime est « en voie de rétablissement », mais elle est « émotionnellement affectée » et a déjà envisagé « d’abandonner l’université ou de changer de ville ».

Le Collectif Anti-Raciste de l’Île de Faial condamne cette agression, qui intervient « un peu plus d’un an après la mort d’Ademir Moreno, un citoyen capverdien décédé suite à une agression similaire dans la même ville ».

Un membre du Collectif a indiqué à l’agence Lusa que le procès de cette affaire a commencé aujourd’hui, à Terceira.

« La famille, les amis et la communauté attendent désormais que le système judiciaire agisse de manière exemplaire, non seulement en punissant le coupable, mais en reconnaissant la gravité d’un crime aux contours de motivation raciale », indique le communiqué de presse.

Ademir Moreno, 49 ans, originaire de Praia, travaillait dans le secteur de la construction et a été victime d’une agression sur la voie publique, décédant le 19 mars 2024 à l’Hôpital de Horta.

Le Collectif Anti-Raciste de l’Île de Faial souligne que la communauté « est alarmée par ces cas de violence contre la communauté noire et immigrée », estimant qu’il est « impératif » d’effectuer une enquête « rapide et sérieuse » et qu’il soit accordé « visibilité, analyse et positionnement politique sur l’affaire ».

« Deux attaques semblables en un an ne peuvent pas être traitées comme une coïncidence. Il est temps d’agir », avertit-il.