Le cycle propose « un voyage à travers l’humour en tant que geste créatif, politique et de contestation » et reflète comment « le rire peut être un outil de rupture, de critique et d’imagination », explique le cinéma Batalha dans un communiqué de presse.
« Rir Para Não Chorar: Mulheres e Humor no Cinema » commence le 22 avec l’un des premiers films de l’artiste visuelle Cindy Sherman, intitulé « Doll Clothes » (1975), dans lequel elle apparaît comme une poupée en papier essayant plusieurs vêtements.
Ce film précède, dans la même session, la comédie musicale « Golden Eighties » (1999), de Chantal Akerman, dont la narration se déroule dans un centre commercial.
Des premières décennies du cinéma, où « les réalisatrices trouvent dans la comédie un espace d’expérimentation et de liberté, même dans un milieu historiquement dominé par les hommes », le cycle inclut, par exemple, des films de Mabel Normand et Alice Guy Blanché.
Jusqu’au 18 avril, des films de Sarah Maldoror, Lucrecia Martel, Martine Syms, Ana Carolina, Jamie Babbit et Salomé Lamas seront programmés.
Il y aura également des films pensés pour les familles, comme, par exemple, « Pai para Mim… Mãe para Ti » (1998), de Nancy Meyers.
Ce sont des films « de femmes qui ont eu recours à l’humour pour défier les attentes, transformant l’adversité en élan créatif et choisissant de rire — et de faire rire — comme forme d’expression », soutient le Batalha — Centre de Cinéma.
« Rir Para Não Chorar: Mulheres e Humor no Cinema » est l’un des premiers cycles thématiques du cinéma Batalha pour 2026, après avoir programmé 589 séances de cinéma en 2025.
Selon la direction, le Batalha — Centre de Cinéma a accueilli 62.230 spectateurs en 2025, ce qui représente une augmentation de 16 % par rapport à 2024.
Le cycle thématique ayant attiré le plus de spectateurs a été la rétrospective dédiée au réalisateur espagnol Pedro Almodóvar, avec 40 séances et 6.395 spectateurs.
