La projection pour cette année se situe en dessous de ce qu’avait estimé le gouvernement, qui, dans le Budget de l’État pour 2025 (OE2025), avait inscrit une croissance de 2,1%, révisée à 2,4% dans le rapport soumis à Bruxelles en avril.
Le CFP considère, dans le rapport divulgué aujourd’hui, que « la croissance en 2025 devrait être stimulée par la consommation et l’investissement », la projection pour la consommation privée bénéficiant « de l’impact attendu des mesures de politique économique (et administrative) de nature ponctuelle », telles que le supplément extraordinaire de pensions et l’ajustement des barèmes de retenue à la source au titre de l’IRS.
Les prévisions du CFP pour le Produit Intérieur Brut (PIB), en politiques invariantes, inscrites dans le rapport « Perspectives Économiques et Budgétaires 2025-2029 (mise à jour) », se comparent avec des estimations de croissance de 2,2% cette année et 2% l’année prochaine selon les prévisions d’avril.
Cette révision à la baisse « est due à des taux d’investissement public inférieurs sur tout l’horizon, ainsi qu’à un poids des exportations dans le PIB plus bas », explique le CFP.
En ce qui concerne les exportations, cela pourrait même être la première année post-pandémie avec une croissance des exportations inférieure à la demande externe dirigée vers l’économie portugaise, selon le document.
Pour 2027, l’organisme dirigé par Nazaré da Costa Cabral prévoit un ralentissement plus marqué à 1,6%, en raison de la fin du cycle d’investissements associés au Plan de Relance et de Résilience (PRR).
Concernant l’inflation, le CFP projette une réduction graduelle, avec le taux harmonisé ralentissant à 2,3% en 2025, après les 2,7% enregistrés en 2024, convergeant à 2% à moyen terme.
L’entité indépendante souligne néanmoins que le scénario macroéconomique « reste marqué par un cadre de forte incertitude, avec les risques pesant majoritairement à la baisse sur l’activité économique tout en demeurant globalement équilibrés pour l’inflation ».
Ces projections sont faites dans un scénario de politiques invariantes, c’est-à-dire en ne considérant que les mesures en vigueur ou annoncées avec suffisamment de détails. Elles incluent de nouvelles mesures par rapport à la publication d’avril, telles que la réduction des taux de l’IRS en 2025 et le nouveau supplément extraordinaire de pension.
Le CFP a également pris en compte l’information contenue dans le cadre des politiques invariantes récemment envoyé à l’Assemblée de la République, à considérer dans la préparation de la POE/2026.
