Dans le rapport « Perspectives Économiques et Budgétaires 2025-2029 (mise à jour) », le CFP maintient la prévision d’un solde budgétaire équilibré (nul) cette année, mais prévoit un déficit de 0,6% du PIB, au lieu de 1%, comme estimé en avril.
Les deux projections sont inférieures à celles prévues par le Gouvernement, le ministre des Finances ayant déclaré que l’exécutif espère atteindre un excédent budgétaire de 0,3% du PIB cette année et de 0,1% en 2026.
Toutefois, le CFP continue de prévoir un retour aux déficits l’année prochaine en raison de l’impact budgétaire négatif de mesures permanentes d’augmentation des dépenses publiques et de réduction des recettes, appliquées en 2024 et 2025, visant à améliorer les revenus des familles, des jeunes, des retraités, des entreprises, et à valoriser les salaires de plusieurs groupes professionnels de la fonction publique.
De plus, l’utilisation des prêts du Plan de Relance et de Résilience (PRR) pèse également sur les comptes publics. Sans les effets du PRR, le déficit de 2026 serait de 0,1% du PIB, selon ces calculs.
Malgré la révision à la hausse du solde budgétaire pour 2026, pour 2028 et 2029, la trajectoire de cet indicateur est revue à la baisse.
« Pour chacune de ces années, la révision est déterminée par la réduction attendue des recettes publiques, induite principalement par les recettes fiscales, en particulier par l’IRC, compte tenu de la moindre exécution attendue pour 2025 mentionnée plus haut, et par la moindre recette de l’IRS, reflétant une révision à la hausse des estimations propres du CFP concernant l’impact des mises à jour automatiques des déductions spécifiques de l’IRS par la valeur de l’IAS et des tranches en fonction de l’évolution de l’inflation et de la productivité », explique l’entité.
Le CFP projette un déficit de 0,6% du PIB en 2027, de 0,7% en 2028 et de 0,8% en 2029.
Cette projection est élaborée dans un scénario de politiques invariantes, elle ne prend donc pas en compte des mesures qui ne sont pas encore en vigueur ou annoncées avec peu de détails, comme la nouvelle reprogrammation du PRR et la vente de biens immobiliers de l’État.
« Ainsi, il n’est pas exclu qu’un léger excédent budgétaire puisse être observé », admet le CFP.
Quant à la dette publique, l’organisme projette une trajectoire décroissante qui devrait atteindre 85,6% du PIB en 2029. Le CFP table sur un ratio de la dette de 91,2% cette année et 89,4% l’année prochaine.
