Le cabinet d’avocats du frère de Marcelo réagit à l’accusation dans l’affaire TAP.

Le cabinet d'avocats du frère de Marcelo réagit à l'accusation dans l'affaire TAP.

Dans une note envoyée à la presse, le cabinet d’avocats a confirmé des « perquisitions de la part du ministère public et de la police judiciaire, dans le cadre d’une procédure d’enquête relative à une affaire de 2022, qui impliquait un client de SRS Legal à cette date ».

 

« Les perquisitions ont porté sur la correspondance électronique en rapport avec l’objet de la procédure susmentionnée et étaient limitées à l’année civile 2022. Pour que cette correspondance soit copiée et emportée par l’équipe de perquisition dans une société d’avocats, il est obligatoire d’établir l’inculpation. Il s’agit d’une formalité habituelle dans ce type de démarche, surtout lorsque celles-ci se déroulent dans un cabinet d’avocats », précise la note de SRS Legal, qui déclare avoir apporté aux autorités « tout le soutien nécessaire ».

En jeu, l’indemnité de 500 000 euros versée à l’ex-administratrice de la compagnie aérienne nationale TAP, Alexandra Reis, lors de son départ pour intégrer le gouvernement socialiste d’António Costa, qui a suscité une forte polémique, notamment impliquant l’ancien ministre en charge de la TAP, Pedro Nuno Santos, qui a autorisé l’indemnité.

Dans une réaction publiée aujourd’hui sur ses réseaux sociaux, l’ex-ministre Pedro Nuno Santos a soutenu qu' »aucun crime n’a été commis » par le gouvernement dans l’indemnisation versée par TAP à Alexandra Reis, une situation dans laquelle « tout ne s’est pas bien passé », et a exprimé son souhait pour une « rapidité » dans l’enquête en cours.

Le processus d’indemnisation a repris de l’importance après que des perquisitions ont eu lieu mardi chez TAP et au cabinet d’avocats SRS Legal, ainsi que des « recherches sur les équipements informatiques du Secrétariat général du gouvernement, » selon une note du ministère public (MP) sur le sujet.

Il y a des soupçons de pratiques de crimes de gestion préjudiciable, de réception ou d’offre indue d’avantages, de participation économique dans une affaire et d’abus de pouvoir.

L’enquête est menée par le Département d’enquête et d’action pénale (DIAP) de Lisbonne, portant sur « des faits liés à l’attribution d’indemnités lors de la démission d’un membre du conseil d’administration et du comité exécutif de TAP ».

En décembre 2022, TAP a été impliquée dans une polémique en raison du paiement d’une indemnité de 500 000 euros à l’administratrice de l’époque, Alexandra Reis, pour son départ anticipé de la compagnie.

Le 31 mai 2023, la gestionnaire a assuré avoir restitué ce jour-là à l’entreprise 266 412,76 euros, « le montant net global indiqué par TAP ».

Selon le communiqué du MP, les perquisitions visaient « la saisie de documentation » et ont été « présidées par des procureurs de la République et un juge d’instruction, assistés par des inspecteurs de la police judiciaire (PJ) ».

D’après la PJ, l’opération a mobilisé 20 inspecteurs et spécialistes de la Police Scientifique de l’institution, l’affaire étant confiée à l’unité nationale de lutte contre la corruption.

Contactée mardi par Lusa, TAP a assuré collaborer pleinement avec les autorités dans toutes les enquêtes et a refusé de commenter les procédures judiciaires.