Selon la banque, jusqu’à la fin du mois d’avril, 4 760 demandes de crédit à l’habitation avec garantie publique ont été enregistrées, et des prêts d’une valeur totale de 240 millions d’euros ont été accordés.
« Le pourcentage d’approbation et de rejet est similaire à d’autres produits de crédit à l’habitation à la banque et est généralement bas », a déclaré le président exécutif du BPI, João Pedro Oliveira e Costa, aux journalistes lors de la conférence de presse à Lisbonne.
Le BPI a annoncé aujourd’hui un bénéfice de 137 millions d’euros au cours des trois premiers mois de cette année, soit une augmentation de 13% par rapport à l’année précédente.
Cette hausse des bénéfices est due à la comptabilisation des dividendes de la Banco de Fomento Angola (BFA) pour 2024, s’élevant à 46 millions d’euros, bien que la marge financière (la principale source de revenus d’une banque, c’est-à-dire la différence entre les intérêts perçus sur les crédits et ceux payés sur les dépôts) ait diminué de 9% pour atteindre 223 millions d’euros.
En ce qui concerne uniquement l’activité au Portugal, le bénéfice a chuté de 13% en termes annuels pour atteindre 98 millions d’euros.
La garantie publique pour le crédit à l’habitation destinée aux jeunes jusqu’à 35 ans (inclus) s’applique aux contrats signés jusqu’à la fin de 2026 et permet à l’État de garantir, en tant que garant, jusqu’à 15% de la valeur de la transaction.
Le gouvernement a fixé le montant maximal de la garantie publique à 1,2 milliard d’euros, une quote-part étant attribuée à chaque banque, mais a laissé la possibilité de renforcer cette somme si les banques l’épuisent et demandent un renforcement.
En pratique, en combinant cette garantie avec les règles de l’octroi de crédit à l’habitation, cette mesure permet aux jeunes d’obtenir 100% de la valeur d’évaluation du logement, contre la limite générale de 90% pour l’ensemble des clients.
Cette garantie de crédit à l’habitation est accessible aux personnes âgées de 18 à 35 ans (inclus) qui achètent leur première résidence principale dont la valeur n’excède pas 450 000 euros.
Les bénéficiaires ne doivent pas être propriétaires d’un bâtiment urbain ou d’une fraction d’un bâtiment urbain et ne peuvent pas avoir des revenus supérieurs au huitième échelon de l’IRS (environ 81 000 euros de revenu imposable annuel).