Le bénéfice du BPI augmente de 13 % jusqu’en mars pour atteindre 137 millions.

L’augmentation des bénéfices s’explique par l’enregistrement des dividendes de la Banco de Fomento Angola (BFA) pour 2024, d’un montant de 46 millions d’euros, bien que la marge financière (principal revenu d’une banque, soit la différence entre les intérêts perçus sur les prêts et les intérêts versés sur les dépôts) ait chuté de 9 % à 223 millions d’euros.

Au Portugal uniquement, le bénéfice a diminué de 13 % en glissement annuel, s’établissant à 98 millions d’euros.

Lors d’une conférence de presse à Lisbonne, João Pedro Oliveira e Costa, président de la banque, a estimé que ce recul était « essentiellement motivé par la réduction de la marge financière », en raison de la baisse des taux d’intérêt appliqués aux crédits.

Au cours des trois premiers mois de l’année, la marge financière du BPI a reculé de 9 %, à 223 millions d’euros, tandis que les commissions nettes ont légèrement progressé (d’environ 2 %, à 75 millions d’euros).

João Pedro Oliveira e Costa a souligné que la banque a ajusté ce qu’elle paie pour les dépôts et que l’idée fondamentale est de maintenir la stabilité de la banque.

« La rentabilité du nouveau crédit, avec des taux d’intérêt à ces niveaux, a diminué », a-t-il déclaré, ajoutant que la marge financière, « avec le temps qui passe, va diminuer ».

La rémunération trimestrielle moyenne du crédit était de 4,0 % au premier trimestre, contre 4,3 % à la fin de 2024 et 4,7 % au même trimestre de l’année précédente, tandis que la rémunération des dépôts est restée inchangée à 1,0 % et a diminué de 0,2 point de pourcentage en glissement annuel.

En dehors du Portugal, la contribution négative du BCI au Mozambique s’est élevée à sept millions d’euros, après la dégradation de la notation du pays et un renforcement des provisions pour créances douteuses de 17 millions d’euros, a expliqué l’administratrice Susana Trigo Cabral.

En termes de portefeuille de crédit, celui-ci a augmenté de 5 % au cours des trois premiers mois de l’année, atteignant 31,5 milliards d’euros.

Au total, le portefeuille de crédits a progressé d’environ 1,4 milliard d’euros en glissement annuel. Le crédit immobilier a augmenté de 8 % pour atteindre 15,7 milliards d’euros.

À la fin février, la part de portefeuille de crédits du BPI représentait 12,1 % du portefeuille total, se maintenant par rapport à la fin de l’année, tandis que la part dans la souscription de crédits immobiliers était de 18,2 % au cumul des deux premiers mois de l’année.

Les dépôts ont progressé de 6 % sur un an, atteignant 31,504 milliards d’euros, avec une part de marché de 10,6 % en février de cette année.

Les coûts de structure récurrents ont reculé de 4 %, s’établissant à 126 millions d’euros, avec des coûts de personnel stables (63 millions d’euros) et des dépenses administratives générales (47 millions d’euros), tandis que les amortissements ont progressé d’un million d’euros pour atteindre 17 millions d’euros.

Cette diminution s’explique par une réduction de six millions d’euros des impacts non récurrents, liés à des départs anticipés à la retraite et à des résiliations volontaires.

Pour les 12 mois se terminant en mars, le ratio de coûts de structure par rapport aux revenus (‘cost-to-income’) a atteint 37 %, un niveau identique à celui enregistré à la fin de 2024, mais inférieur aux 40 % de fin 2023.

En termes de ratios de capital, le ratio CET1 (‘common equity tier 1’) a diminué pour s’établir à 13,9 %, le ‘tier 1’ à 15,3 % et le capital total à 17,4 %, contre respectivement 14,3 %, 15,7 % et 17,9 %.

Le ratio de créances douteuses brutes (‘NPL – non performing loans’ en anglais) s’est établi à 1,7 %.

À la fin de mars, le BPI avait un solde cumulé au bilan de 70 millions d’euros de provisions non allouées.

Le président de la banque a admis que le BPI allait commencer à utiliser ce solde, estimant qu’il ne prévoit pas « maintenir une marge aussi significative ».