« C’est le seul chemin pour construire une économie durable, libérée de la volatilité et des vulnérabilités que nous connaissons aujourd’hui et qui résultent de la dépendance à un seul produit d’exportation [le pétrole] », a déclaré, lors de la discussion du bilan d’exécution du Compte Général de l’État (CGE) de 2023, qui se déroule aujourd’hui à l’Assemblée nationale.
Massano a souligné que la performance de l’économie cette année-là a été influencée par un environnement international défavorable, marqué par des mesures restrictives de politique monétaire adoptées par les banques centrales des principales économies mondiales.
Néanmoins, il a mentionné l’impact positif des politiques de l’État qui s’est reflété dans l’amélioration de la position de l’Angola dans l’Indice de Développement Humain (IDH).
Selon le rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié en mai, l’Angola a grimpé de deux places dans le classement mondial, passant de la position 150 à la 148, parmi 193 pays évalués.
La secrétaire d’État au Budget, Juciene Cristiano dos Santos, a révélé qu’en 2023, des recettes d’une valeur de 20,33 billions de kwanzas (19,5 milliards d’euros) ont été perçues, ce qui représente une exécution de 101% du Budget Général de l’État (OGE). Les dépenses, quant à elles, ont totalisé 20,1 billions de kwanzas (19,4 milliards d’euros), correspondant à une exécution de 100% et à une augmentation de 22% par rapport à 2022.
La responsable a souligné que l’augmentation des dépenses était principalement due à des charges plus importantes liées aux intérêts de la dette, aux subventions, aux contributions patronales et à d’autres transferts. Le bilan budgétaire global a révélé un excédent de 235,57 milliards de kwanzas (226 millions d’euros).
La secrétaire d’État a également indiqué que 2023 a marqué le début d’un nouveau cycle de gouvernance et la continuité des réformes structurelles, avec un impact visible sur la collecte interne et l’allongement des maturités de la dette publique.