L’Angola a dépensé 610,4 millions pour importer des combustibles liquides.

L'Angola a dépensé 610,4 millions pour importer des combustibles liquides.

Selon les données publiées par l’Institut Régulateur des Dérivés du Pétrole (IRDP) concernant les activités menées entre juillet et septembre de cette année, sur les quantités de combustibles liquides acquises, 70 % ont été importées, tandis que les autres provenaient de la Raffinerie de Luanda (29 %) et de la Cabgoc — Topping de Cabinda (1 %).

Durant la période de référence, le gasoil a été le produit le plus importé avec 61 %, suivi de l’essence avec 25,94 %, se distinguant dans le total des acquisitions.

Dans des déclarations à la presse, le directeur général adjoint de l’IRDP a souligné qu’il y a eu davantage d’importation de gasoil en raison d’un plus grand besoin de ce dérivé du pétrole, envisageant pour le dernier trimestre de l’année une importation de gasoil et d’essence proche de celle enregistrée au troisième trimestre.

António Feijó a souligné que la Raffinerie de Cabinda, inaugurée en septembre dernier, va permettre une réduction des importations de gasoil, bien qu’elle soit encore en phase de pré-lancement.

Avec la Raffinerie de Cabinda en plein fonctionnement, a-t-il poursuivi, le pays prévoit de réduire d’environ 12 % le volume des importations.

« Il est évident qu’en important moins, nous réduirons de 10 % à 12 % les importations, ce qui diminuera les dépenses de l’État liées à l’achat de gasoil. Aujourd’hui, nous importons environ 70 % des besoins, nous ne produisons que 30 % en interne, nous allons diminuer le volume importé en augmentant la production interne, » a-t-il précisé.

Selon les données de l’IRDP, le pays dispose toujours d’une capacité installée de stockage de combustibles liquides sur terre, en état opérationnel, de 675 968 mètres cubes.

En ce qui concerne le nombre de stations-service, à la fin du trimestre en question, il en a été enregistré 1 204, dont 920 en état opérationnel, principalement gérées par Sonangol Distribution et Commercialisation, entreprise publique, avec 34,2 % du total.

Pour ce qui est de la part de marché, en termes de volume des ventes de combustibles liquides, Sonangol Distribution et Commercialisation a dominé avec 62,3 %, suivie de Pumangol avec 20 %, Sonangalp avec 8,6 %, Total Energies Marketing Angola avec 7,2 % et Etu Energias avec 2 %.

En ce qui concerne les combustibles gazeux, aucune importation de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) n’a été enregistrée au troisième trimestre pour le marché national, les 158 555 tonnes métriques introduites sur le marché interne provenant de l’usine Angola LNG (56 %), de Sanha (38 %), de la Raffinerie de Luanda (5 %) et du Topping de Cabinda (1 %).

« Comparativement au trimestre précédent, on a constaté une augmentation d’environ 28 % dans l’acquisition de gaz de cuisson (GPL) pour le marché interne », précise le rapport, soulignant que, dans ce segment, Sonangol Gaz et Énergies Renouvelables occupe la tête des ventes sur le marché avec une part de 77,7 %.

Dans un autre segment, on a enregistré un volume d’environ huit mille tonnes métriques de lubrifiants commercialisés sur le marché interne par les principales entreprises, représentant une réduction d’environ 17 % par rapport au trimestre précédent.

Du volume total mentionné, seules 490 tonnes métriques provenaient de la production nationale, représentant 6 %, tandis que le reste, soit 7 465 tonnes métriques, équivalent à 94 %, était importé.

« Chinangol a mené les ventes sur le marché des lubrifiants, durant la période en question, avec une part d’environ 9,8 % du total, suivie de Jambo avec 8,6 %, Lubritec avec 8,2 %, Geosam avec 7,3 % et Sonangol Distribution et Commercialisation avec 6,2 %, clôturant le top 5 de ce marché.