Les militaires qui ont visionné (sans jamais le dénoncer) la vidéo d’un acte de commis par un autre militaire, déjà condamné, ont été amnistiés dans le cadre de la loi adoptée à l’occasion de
Cette information a été avancée ce jeudi et confirmée par Notícias ao Minuto auprès de l’Armée, qui indique que les militaires concernés ont commis une « infraction disciplinaire », catégorie qui s’applique lorsque, dans l’Armée, on connaît un crime sans le dénoncer.
D’après la même source, ce n’est que le mois dernier, le 27 mars, que l’Armée a pris connaissance de l’implication de militaires dans le groupe WhatsApp où les images ont été partagées.
« L’Armée a pris connaissance de l’implication de militaires dans le groupe de WhatsApp, le 27 mars 2025, lors de la réception de l’arrêt rendu dans le procès pénal », ajoute-t-elle.
Soulignant que l’Armée « ne tolère aucune infraction ou crime », la même source a expliqué : « Les militaires membres du groupe WhatsApp qui auraient reçu la vidéo envoyée par l’accusé, ont commis une infraction disciplinaire pour ne pas avoir signalé ce fait à leurs supérieurs. Il a toutefois été déterminé que l’infraction, ayant été commise le 17 avril 2022, est amnistiée en vertu des dispositions de la Loi n.º38-A/2023, du 2 août. »
Comme on peut le consulter ici, « sont couvertes par la loi les sanctions pénales relatives aux infractions commises jusqu’à 00h00 le 19 juin 2023, par des personnes ayant entre 16 et 30 ans au moment de l’infraction, selon les termes définis dans les articles 3.º et 4.º. »
L’Armée explique qu’« il était possible d’ouvrir une enquête », mais que cela n’a pas eu lieu en raison de l’amnistie papale. Cette semaine, il avait été rapporté qu’une des personnes ayant visionné la vidéo était un supérieur hiérarchique à l’époque – et qu’il est actuellement militaire de la Garde Nationale Républicaine. L’armée précise maintenant que « le supérieur hiérarchique membre du groupe WhatsApp faisait également partie de la catégorie de Praças et avait le grade de Caporal-Adjoint. »
Le militaire condamné à sept ans de prison pour viol et atteinte à la vie privée « possède à ce jour un lien contractuel avec l’Armée sous la forme de Régime de Contrat ».
[Article mis à jour à 14h13]