« L’agresseur est celui qui doit quitter la maison et non la victime », défend le PGR.

"L'agresseur est celui qui doit quitter la maison et non la victime", défend le PGR.

Lors de la séance d’ouverture du séminaire sur la violence domestique, qui se tient aujourd’hui au siège de la Police Judiciaire à Lisbonne, Amadeu Guerra a souligné qu’il est essentiel qu’il y ait, dans le cadre de la lutte contre le crime de violence domestique, « un changement de paradigme ».

 

« Je souhaite sensibiliser Madame la ministre de la Justice au fait que, de mon point de vue, c’est l’agresseur qui doit quitter le domicile et non la victime. La situation actuelle n’a pas de sens et nous devons y réfléchir », a défendu le procureur général de la République.

Faisant référence à la stratégie du ministère public sur la violence domestique, publiée cette année, Amadeu Guerra a également défendu qu’il est crucial de renforcer l’audition des victimes pour mémoire future, évitant ainsi que les victimes soient contraintes de relater à répétition les situations de violence qu’elles ont vécues.

Dans ce contexte, le procureur général de la République a affirmé qu’il est nécessaire « d’aller plus loin et d’écouter l’agresseur et les services de santé qui ont apporté leur soutien à la victime afin d’obtenir les preuves nécessaires ».

Ces déclarations d’Amadeu Guerra font suite à la révélation du cas de l’élu de Vizela, dont l’enquête pour soupçons de violence domestique envers sa femme a été classée sans suite après que la victime a refusé de témoigner devant les procureurs et a retiré sa plainte.

Selon les informations avancées par le Jornal de Notícias et l’Observador, le processus s’est conclu sans que Victor Hugo Salgado ait été constitué comme accusé ou interrogé.

Cette semaine encore, l’Observador a rapporté que le ministère public a ouvert une nouvelle enquête contre le maire de la municipalité de Vizela, cette fois pour des soupçons de violence domestique envers son fils de 10 ans.