Dans une réponse envoyée à l’agence Lusa, l’Entité pour la Transparence, organe responsable de la supervision de la déclaration unique de revenus des titulaires de fonctions politiques, a confirmé qu’elle « procède actuellement à des vérifications des déclarations soumises par le Premier ministre », en soulignant que cela fait partie de la procédure chaque fois qu’une correction ou un complément des déclarations précédentes est nécessaire.
« Chaque fois qu’il s’avère nécessaire de corriger/compléter les déclarations soumises par les déclarants, le mécanisme adopté est celui de la soumission de déclarations de substitution, qui font elles-mêmes l’objet de vérifications et qui peuvent être consultées selon les modalités générales applicables aux autres déclarations », peut-on lire dans le communiqué.
L’Entité pour la Transparence souligne que tous ses membres et collaborateurs « sont tenus (…) à un devoir de confidentialité » et, en conséquence, « les détails de l’analyse ne peuvent être divulgués, de la même manière que cela s’appliquerait à tout autre déclarant ».
La demande de clarification envoyée par Lusa portait sur l’article publié par Expresso mercredi, selon lequel Luís Montenegro a soumis une nouvelle déclaration à l’Entité pour la Transparence, dans laquelle il ajoutait sept nouvelles entreprises pour lesquelles Spinumviva, entreprise fondée par lui-même et récemment transférée à ses enfants, avait travaillé.
Cette information a été révélée peu avant le débat avec le leader du PS, Pedro Nuno Santos, mercredi soir, ce dernier ayant émis l’hypothèse que Luís Montenegro l’aurait fait dans le but d’influencer le débat.
Montenegro a déclaré ne pas avoir diffusé ni promu la diffusion du document et, ce jeudi, il a suggéré l’existence d’indices selon lesquels le PS « est bien plus impliqué » dans la divulgation des clients de l’entreprise Spinumviva.
Suite à la publication de ces nouvelles données, le député du PSD Hugo Carneiro a demandé au Groupe de Travail sur le Registre des Intérêts au Parlement de solliciter à l’Entité pour la Transparence les registres de ceux qui ont accédé aux données concernant le Premier ministre, afin de découvrir qui a partagé l’information avec la presse.
Le PS, lors d’une conférence de presse jeudi, a rejeté toute responsabilité dans la divulgation des clients de Spinumviva et a accusé le gouvernement d’avoir « un modèle d’opacité et un manque de transparence ».