« L’indice de stabilité financière a augmenté tout au long de 2024, inversant la tendance à la réduction observée précédemment », indique le document de la Banque du Cap-Vert (BCV).
L’amélioration « résulte du renforcement de la solidité bancaire, de l’évolution positive de l’indice de développement financier et de l’amélioration du climat économique externe », a-t-elle ajouté.
Les revenus des banques ont augmenté de 5,7 % en glissement annuel, « atteignant le niveau le plus élevé jamais enregistré », ce qui se traduit par une augmentation des résultats nets de 7,2 %, par rapport à décembre 2023, note la BCV.
En termes de taille, le total des actifs du secteur bancaire a augmenté de 5,5 % en décembre 2024, en glissement annuel.
Selon la BCV, cela signifie que le total des ressources bancaires a clôturé l’année en représentant environ 127,7 % du Produit Intérieur Brut (PIB), dont la valeur nominale devrait dépasser les 2,5 milliards d’euros cette année, selon les projections du gouvernement.
D’autres données présentées par le régulateur soulignent une « légère amélioration des indicateurs de qualité du portefeuille de crédit jusqu’à la fin de 2024, le ratio de NPL [sigle anglais pour crédits non performants] se maintenant en dessous de deux chiffres ».
La banque centrale informe également que « le niveau de concentration bancaire sur le marché du crédit reste élevé ».
Par ailleurs, il y a eu une augmentation des dépôts des clients (autres résidents, émigrés et secteur public) qui constituent la principale source (80 %) de financement bancaire.
Malgré cela, la BCV réitère des risques : « les cinq plus grands déposants représentent près de 23,3 % du total des dépôts » et le risque de liquidité « reste fortement associé à la concentration institutionnelle du ‘funding’ » du secteur bancaire.
Dans le résumé de la BCV, les données attestent d’un « renforcement » de la robustesse patrimoniale, financière et prudentielle des banques et compagnies d’assurance, ainsi que d’une « augmentation de la capacité de solvabilité et de rentabilité du secteur bancaire et de la conservation d’un cadre confortable de liquidité ».
Le ratio de solvabilité du secteur bancaire a atteint 23,8 % à la fin décembre 2024, « nettement au-dessus du minimum réglementaire de 12 % ».