« Les nouvelles tables de retenue à la source ont été publiées à une date postérieure au traitement des pensions de janvier, c’est pourquoi la rectification de la retenue à la source sera effectuée au mois de février », a répondu une source officielle du ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale à Lusa, lorsqu’on lui a demandé si la Sécurité sociale et la Caixa Geral de Aposentações (CGA) verseraient les pensions de janvier conformément aux nouvelles tables, rendues publiques aujourd’hui, ou si elles le feraient plus tard.
« Les pensions de février appliqueront les tables de 2026 pour le mois correspondant et le montant perçu en excès pour janvier sera remboursé », a-t-elle précisé.
La retenue de l’IRS portant sur les pensions brutes de janvier se basera sur les tables antérieures (celles en vigueur en décembre).
Ensuite, lors du traitement suivant, en février, les nouvelles tables seront appliquées et un ajustement relatif au mois de janvier sera effectué en même temps.
Les pensions de la Sécurité sociale seront versées jeudi prochain, le 8 janvier, et celles de la CGA seront payées le 19.
Les nouvelles tables de retenue à la source ont été divulguées aujourd’hui sur le portail des Finances et publiées ultérieurement dans un supplément au Diário da República.
L’arrêté de la secrétaire d’État aux Affaires fiscales, Cláudia Reis Duarte, entre en vigueur mercredi, mais produit ses effets à partir du 1er janvier 2026, ce qui signifie que les nouveaux taux mensuels servent de base à la retenue mensuelle effectuée sur les revenus du travail et des pensions pour l’ensemble de l’année 2026, du 1er janvier au 31 décembre.
Cependant, le Code de l’IRS précise que les tables de retenue s’appliquent aux revenus « payés ou mis à disposition après leur entrée en vigueur » et, comme certains payeurs ont déjà traité les revenus, il est nécessaire de rectifier les montants perçus le mois suivant immédiatement.
Cet impératif découle des règles générales de l’impôt. Selon le Code de l’IRS, « lorsque des erreurs entraînent des montants retenus incorrects, qu’ils soient en surplus ou en déficit, imputables à l’entité chargée de la retenue, la rectification peut être effectuée lors de la première retenue après la détection de l’erreur, ou lors des suivantes si le montant excédentaire ou manquant ne peut être rectifié en une seule retenue, sans toutefois dépasser la dernière période de retenue annuelle ».
En appliquant cette règle aux nouvelles tables de l’IRS de 2026, tout payeur de revenus de pensions (comme la Sécurité sociale et la CGA) ou de travail salarié (comme une entreprise ou une administration publique) doit apporter la correction en février si l’IRS retenu ce premier mois de l’année ne correspond pas au montant désormais fixé par le Gouvernement.
Les pensions jusqu’à 920 euros bruts par mois ne feront l’objet d’aucune retenue de l’IRS, car elles sont totalement exonérées d’impôt, étant donné que le seuil d’exemption est aligné avec le salaire minimum national, qui a été porté à ce montant cette année.
Les nouveaux taux de retenue sont plus bas que ceux en vigueur à la fin de 2025, traduisant l’effet de trois mesures du budget de l’État pour 2026 : la réduction des taux du 2e au 5e échelons, l’actualisation des valeurs définissant les 9 paliers de revenu de 3,51 %, et l’augmentation du minimum de subsistance à 12 880 euros, c’est-à-dire du mécanisme garantissant une exonération totale ou partielle de l’IRS pour ceux ayant les salaires les plus bas.
