La PSP réalise jusqu’au 24 à travers tout le pays l’opération ‘Le Harcèlement C’est Pour Les Faibles’.

Dans un communiqué, la PSP annonce que pendant deux semaines, des « actions de sensibilisation » seront intensifiées par l’intermédiaire de ses Équipes du Programme École Sûre (EPES), « concernant les thèmes du ‘harcèlement scolaire’ et du ‘cyberharcèlement’ auprès de la communauté scolaire ».

Avec cette campagne, la PSP vise à « attirer l’attention sur l’impact négatif de ces comportements sur la vie des victimes, ainsi que sur l’importance d’identifier des comportements et des signes permettant de détecter, de manière précoce, les victimes de ces phénomènes, promouvant ainsi leur protection et leur orientation vers les entités compétentes ».

Selon le communiqué, au cours de l’année scolaire 2024/2025, la PSP a réalisé 6 336 actions de sensibilisation sur le ‘harcèlement scolaire’ et le ‘cyberharcèlement’, auxquelles ont participé plus de 131 200 élèves.

Durant cette période, les EPES ont enregistré 2 791 incidents criminels, dont 130 liés à des situations de ‘harcèlement scolaire’ et 21 à des situations de ‘cyberharcèlement’, « indiquant une légère diminution par rapport à l’année scolaire 2023/2024 ».

« Ces 151 incidents représentent 5,4 % du total des incidents criminels constatés lors de la dernière année scolaire ».

La PSP appelle à la dénonciation de toutes les situations de ‘harcèlement/cyberharcèlement’ dont on pourrait avoir connaissance et, afin d’identifier les victimes, conseille aux parents de prêter attention aux changements de comportements alimentaires ou de sommeil, à la baisse du rendement scolaire, au désintérêt pour les activités qui les intéressaient auparavant, aux changements d’amis et aux tentatives ou menaces de suicide.

Ils devraient également prêter attention à des signes tels que des ecchymoses, coupures, égratignures, maux de tête et de ventre, matériel scolaire endommagé ou disparu, anxiété/dépression, agressivité/timidité ou isolement, ajoute-t-elle.

Selon la PSP, ne pas discriminer ni censurer les victimes, les inclure dans les activités de groupe et promouvoir leur estime de soi peut les aider.

« L’opération vise également à marquer la Journée mondiale de lutte contre le ‘harcèlement scolaire’, célébrée chaque année le 20 octobre, soulignant que la lutte contre ce phénomène ne se limite pas à une date isolée ni à un groupe restreint de personnes; il s’agit d’un combat quotidien et constant, dont la responsabilité incombe à toute la communauté ».