Dans un communiqué, la PSP précise que, bien que les données soient encore provisoires, au cours du premier semestre de cette année, 306 personnes ont été arrêtées, dont 16 en flagrant délit et 290 hors flagrant délit.
Dans le cadre de son intervention, 11 445 plaintes pour violences domestiques ont été enregistrées.
Du total de suspects identifiés, 2 725 étaient des femmes et 9 666 des hommes. Du côté des victimes, 8 456 étaient des femmes et 4 172 des hommes.
Concernant le degré de parenté des suspects avec les victimes, la PSP indique qu’il y a une prépondérance de fils/fille ou beau-fils/belle-fille (3 734), suivi de conjoint(e)/compagnon(ne) (3 521) et ex-conjoint(e) ou ex-compagnon(ne) (1 699).
Selon la PSP, 54 mesures de contrainte de détention provisoire ont été appliquées par l’autorité judiciaire.
« La PSP, par le biais des policiers de la structure d’investigation criminelle, affectés à l’investigation des crimes de violences domestiques, a initié, par délégation du Parquet, 10 168 enquêtes criminelles dans ce domaine, soumettant à la constitution de prévenus 3 404 suspects de crime de violences domestiques », précise-t-elle.
Au cours des six premiers mois de l’année, dans le contexte du travail effectué par les Équipes de Proximité et d’Appui à la Victime (EPAV) de la PSP dans la surveillance des cas et le suivi, 11 681 contacts et actions de renforcement du maintien de l’ordre pour la protection des victimes ont été réalisés.
Un total de 4 970 mesures de renforcement de la protection en coordination avec d’autres institutions (foyer d’accueil, téléassistance et organisations de soutien aux victimes) a également été mis en œuvre.
La PSP rappelle le travail préventif effectué par la police de proximité, notamment dans le cadre du Programme École Sécurisée, soulignant que durant l’année scolaire 2024/2025, 1 996 actions de sensibilisation sur le même thème ont été réalisées, avec la participation de 45 664 élèves.
La PSP souligne également qu’elle effectue deux opérations annuelles de portée nationale spécifiquement orientées vers la promotion de la prévention et la lutte contre la violence domestique, à savoir les opérations ‘No Namoro Não Há Guerra’ et ‘A Violência Fica à Porta’.
Dans le communiqué, la PSP rappelle également avoir créé des Structures d’Accueil Poliçiere pour les Victimes de Violences Domestiques (EAPVVD), réparties dans plusieurs points du pays, où les policiers affectés sont spécialement formés pour exercer des fonctions d’accueil des victimes de violences domestiques, ainsi que pour enquêter sur ce type de criminalité.
« Des campagnes de sensibilisation et d’information ont également été lancées, tant sur les réseaux sociaux de la PSP qu’auprès des médias, afin d’impliquer les membres de la famille, les amis et les voisins dans la dénonciation de toute situation suspecte et de souligner la facilité de contact avec la Police, notamment par l’intermédiaire du mail vi****************@*sp.pt« , peut-on lire dans la note.
La PSP déclare également que ces signalements peuvent également être effectués en personne, dans les postes de police, notamment auprès des policiers affectés aux EPAV, ou dans les Structures d’Accueil Poliçiere pour les Victimes de Violences Domestiques.
