« Le OE2026, sans préjudice d’une analyse plus approfondie, traduit l’option en faveur de la promotion des intérêts des grands groupes économiques, il s’accommode d’une politique qui intensifie l’exploitation, ne répond pas aux besoins de la population, ni ne favorise le développement souverain du pays », a-t-il considéré dans un communiqué.
Pour la centrale syndicale, il est impossible d’analyser le OE2026 sans le contextualiser dans la tentative de « l’assaut » aux droits.
Comme elle l’a signalé, la proposition « fragilise la prestation publique et favorise des groupes privés », en s’appuyant sur le fait que pour la santé et l’éducation, des augmentations respectives de 1,5% et 4,5% sont prévues, tandis que pour la défense, l’augmentation de dotation est de 14,5%.
L’inter-syndicale a mentionné que ces dernières années, l’investissement public n’a même pas suffi à couvrir la dégradation des équipements utilisés dans les écoles, les hôpitaux ou les transports, « continuant à être dépendant » des fonds de l’Union européenne.
Par ailleurs, elle a déclaré que le « caractère injuste » de la fiscalité est aggravé.
Au niveau de l’IRS — Impôt sur le revenu des personnes physiques, il demeure la non-obligation d’englobement de tous les revenus.
Quant à l’IRC — Impôt sur le revenu des sociétés, les avantages fiscaux sont maintenus, dans un contexte marqué « par la forte concentration du capital, où moins de 1% des entreprises bénéficient de plus de la moitié des avantages résultant de la baisse » de cet impôt.
La CGTP a ainsi appelé à une forte participation des travailleurs à la Marche Nationale, qui se tiendra le 8 novembre à Lisbonne.
Le gouvernement a déposé aujourd’hui au parlement le OE2026, la veille de la date limite et trois jours avant les élections municipales de dimanche.
Dans le cadre macroéconomique, le gouvernement PSD/CDS-PP prévoit que le Produit Intérieur Brut (PIB) croîtra de 2% cette année et de 2,3% en 2026.
L’exécutif envisage d’atteindre des excédents de 0,3% du PIB cette année et de 0,1% l’année prochaine. Quant au ratio de la dette, il estime sa réduction à 90,2% du PIB en 2025 et à 87,8% en 2026.
La proposition sera discutée et votée en généralité les 27 et 28 octobre. Le vote final global est prévu pour le 27 novembre, après le processus de débat en spécialité.
