La personne âgée qui aurait déclenché 9 incendies est placée dans un établissement psychiatrique.

La personne âgée qui aurait déclenché 9 incendies est placée dans un établissement psychiatrique.

Présentée mardi au tribunal de la Guarda pour un premier interrogatoire judiciaire, la suspecte s’est vue imposer la mesure de coercition de détention provisoire « dans un établissement pénitentiaire psychiatrique », a déclaré une source judiciaire à l’agence Lusa.

La septuagénaire est accusée d’avoir provoqué neuf incendies de forêt survenus dans la région d’Outeiro de São Miguel, en périphérie de la Guarda, durant les mois de juillet et août.

« La femme aurait allumé les incendies pour des motifs futiles, en utilisant une flamme directe, dans des accumulations de combustibles secs près de petites forêts de pins et de chênes, dans une période fortement marquée par des incendies de forêt dans le même district », a indiqué la Police Judiciaire (PJ) dans un communiqué envoyé à l’agence Lusa.

À ce moment-là, les conditions météorologiques étaient propices à leur propagation, « ce qui a conduit, dans tous les cas, à un risque d’incendie maximum, comme l’a indiqué l’avertissement émis par l’IPMA ».

« Les incendies ont été provoqués pendant la nuit et n’ont pas pris de grandes proportions grâce à l’intervention rapide du Dispositif Spécial de Lutte contre les Incendies Ruraux ».

La PJ a indiqué qu’un des feux a été maîtrisé par ses propres inspecteurs qui se trouvaient sur place « en surveillance de ces peuplements forestiers, suite à des ignitions antérieures », et ont réussi à contrôler l’incendie « à l’aide d’extincteurs jusqu’à l’arrivée des équipes d’intervention rapide des Pompiers Volontaires de la Guarda, qui l’ont ensuite éteint ».

La femme a été arrêtée par les éléments du Département d’Enquête Criminelle de la PJ de la Guarda, en étroite collaboration avec le Groupe de Travail pour la Réduction des Ignitions en Espace Rural — Centre Intérieur, composé d’éléments de la GNR, de l’Institut de Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF) et de la PJ, ainsi que du Núcleo de Proteção do Ambiente (NPA) de la GNR de la Guarda.

L’enquête est dirigée par le Ministère Public de la Guarda.