La ministre déclare que le nouveau plan pour l’obstétrique ne prévoit pas de fermetures.

«Dans ce document, il n’y a, à aucun moment, une proposition des experts visant à fermer [des services], notamment deux unités qui ont eu plus de difficultés à fournir une réponse», a déclaré Ana Paula Martins aux journalistes, en marge du 1er Congrès Ibérique de Médecine Palliative, qui se déroule à Chaves.

La ministre répondait aux journalistes, qui l’interrogeaient au sujet de l’article, publié aujourd’hui par l’hebdomadaire Expresso, selon lequel le plan pour l’obstétrique proposé par un groupe de 20 experts prévoit la fermeture des blocs d’accouchement de Barreiro et de Vila Franca de Xira.

«Étant un document de référence, ce qu’il fait, c’est caractériser les services qui peuvent et doivent être réalisés» pour garantir la sécurité des mères, des bébés et de l’action des professionnels, a déclaré la ministre.

Les urgences doivent avoir «des équipes complètes, nécessaires pour le nombre d’accouchements qu’elles effectuent par an (…), et l’infrastructure technologique, les équipements et la requalification en termes de bloc d’accouchement», a précisé Ana Paula Martins.

La ministre a ajouté que la proposition, élaborée par la Commission de Santé Maternelle, de l’Enfant et de l’Adolescent et qui sera désormais soumise à discussion publique, a identifié des fragilités dans les unités hospitalières de Barreiro et de Vila Franca de Xira, qui pourraient compromettre le fonctionnement normal du service des urgences.

«Le document indique qu’il y a, concrètement, deux unités qui présentent plus de fragilités à l’heure actuelle et que, si elles ne sont pas compensées, pourraient maintenir les services qu’elles ont aujourd’hui, d’obstétrique et de gynécologie, donc, elles ne ferment pas les services, mais, en fait, l’urgence pourrait ne pas survivre sans un partage des ressources et des responsabilités», a-t-elle affirmé.

Ana Paula Martins a également détaillé que le nouveau plan «est très clair en ce qui concerne les questions techniques et de sécurité», puisqu’il analyse «ce qui peut et doit être fait» avec les «équipes types» dans chaque maternité, affirmant être «la sécurité que les femmes, les enfants et les familles peuvent et doivent avoir».

Quant au «défi difficile» de la fermeture des services d’obstétrique et de gynécologie le week-end, la ministre a indiqué que «l’angoisse» ressentie par les femmes enceintes s’accentue à Lisbonne et dans la vallée du Tage, mais surtout dans la Péninsule de Setúbal, où des Centres de Responsabilité Intégrée différents des actuels seront créés.

«Dans ces contextes plus déficitaires en ressources humaines, nous avons une législation prête, un arrêté, complètement prêt, à être appliqué. Ce sont des Centres de Responsabilité Intégrée dans le domaine de l’obstétrique et de la gynécologie, différents de ceux que nous avons déjà», a-t-elle déclaré.

Ana Paula Martins a expliqué qu’il s’agissait de modèles avec une autonomie de gestion, qui «récompensent la qualité, non seulement la productivité, la proximité et la disponibilité en proximité des urgences pour les populations».

«Ce sont de nombreux millions d’euros que nous allons investir dans ces Centres de Responsabilité Intégrée, car c’est une priorité pour le pays, pour les personnes (…) et je crois que le prochain gouvernement ne manquera pas d’écouter les experts dans le sens de les placer là où ils peuvent faire la différence en termes d’attraction de ressources humaines (…)», a-t-elle conclu.