La mairie de Lisbonne suit la « recommandation » de la PSP pour Martim Moniz.

Interrogée au sujet de la manifestation au Martim Moniz, une source officielle de la Mairie de Lisbonne a déclaré à Lusa qu’ »comme c’est toujours le cas dans ces situations », la municipalité « suivra la recommandation et l’évaluation de la PSP, qui a estimé que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies et que les initiatives mentionnées ‘mettent en péril l’ordre et la tranquillité publiques' ».

 

Dans une note, la PSP justifie l’avis défavorable, communiqué à la CML, par la tenue de « manifestations/rassemblements à la même heure et dans le même secteur géographique » avec des « desseins et des positions idéologiques distincts et antagonistes » et la nécessité de « garantir l’ordre et la tranquillité publiques ».

Le parti Ergue-te et le mouvement Habeas Corpus ont annoncé une manifestation avec « porcelet à la broche » prévue au Martim Moniz, vendredi après-midi, un rassemblement soutenu par le groupe d’extrême droite 1143, dirigé par Mário Machado.

Au même moment, le défilé traditionnel de célébration du 25 avril se déroule sur l’Avenida da Liberdade, à quelques centaines de mètres de distance.

Contactée par Lusa mercredi, la municipalité dirigée par Carlos Moedas (PSD) a alors indiqué que, « comme toujours dans ces cas, l’évaluation des risques et les décisions éventuelles concernant les conditions de sécurité sont définies par la PSP », et qu’elles sont basées « sur les avis des forces de sécurité, qui définissent les conditions pour la tenue des manifestations dans la ville ».

Initialement, la PSP avait donné un avis favorable au rassemblement des militants d’extrême droite, mais après avoir pris connaissance de la tenue d’autres manifestations antagonistes à la même heure et au même endroit (non spécifiées dans l’information diffusée), elle a décidé de procéder à une nouvelle évaluation des risques.

Dans la note diffusée aujourd’hui, la PSP souligne que, bien que la Constitution prévoie le droit de réunion et de manifestation, le décret-loi qui le réglemente stipule que cela n’est permis « que pour des fins qui ne sont pas contraires à la loi, à la morale, aux droits des personnes physiques ou morales et à l’ordre et à la tranquillité publiques ».

Elle explique ensuite que « la police a développé une collecte d’informations approfondie, notamment à travers des sources ouvertes », afin d’ »évaluer en permanence » les risques potentiels associés aux initiatives prévues pour vendredi dans la ville de Lisbonne.