La loi sur la grève entre dans la campagne politique. Quels droits ont les travailleurs ?

La grève à CP – Comboios de Portugal, qui paralyse tous les trains sur le territoire national, a fait irruption dans la campagne politique. Le secrétaire général du PS a jugé inacceptable ce jeudi « l’insulte à la démocratie » qu’il a reprochée au premier ministre avec la « menace de modifier la loi sur la grève ».

Que dit la loi sur la grève ? Le droit de grève est prévu dans la Constitution et le Code du Travail (article 530º), qui précise ce qui suit :

  1. La grève constitue, en vertu de la Constitution, un droit des travailleurs.
  2. Il appartient aux travailleurs de définir le champ des intérêts à défendre par la grève.
  3. Le droit de grève est inaliénable.

Qui a la compétence pour convoquer une grève ?

Selon la loi, le « recours à la grève est décidé par les associations syndicales« . Cependant, l’assemblée des travailleurs de l’entreprise peut décider le recours à la grève à condition que la majorité des travailleurs ne soit pas représentée par des associations syndicales, que l’assemblée soit convoquée à cet effet par 20% ou 200 travailleurs, que la majorité des travailleurs participe au vote et que la décision soit approuvée par vote secret par la majorité des votants.

Un préavis de grève est-il nécessaire ?

Oui, « l’entité qui décide le recours à la grève doit adresser à l’employeur, ou à l’association d’employeurs, et au ministère responsable de la zone de travail un préavis avec un délai minimal de cinq jours ouvrables ou, dans la situation visée au n.º 1 de l’article 537.º, 10 jours ouvrables« .

« Le préavis de grève doit être fait par des moyens appropriés, notamment par écrit ou par l’intermédiaire des moyens de communication sociale » et « doit contenir une proposition de définition des services nécessaires à la sécurité et à l’entretien des équipements et installations et, si la grève se déroule dans une entreprise ou un établissement destiné à satisfaire des besoins sociaux indispensables, une proposition de services minimums ».