La GNR demande au CSM de réanalyser les décisions concernant les agressions envers les policiers.

« L’ANOG veut ainsi exprimer son mécontentement et son rejet de certaines décisions prononcées par la magistrature judiciaire ou le ministère public, qui ont été médiatisées au cours des derniers mois, considérant qu’il est banal et ordinaire qu’un citoyen attaque et vilipende des agents de l’autorité dans l’exercice de leurs fonctions », déclare l’association représentant les officiers de la Garde Nationale Républicaine.

 

L’ANOG estime qu’il « n’est pas acceptable que certaines décisions de la magistrature banalisent et statuent sans la réprobation et la responsabilité pénale que la loi vise à garantir », malgré « la préparation physique, morale et technique des agents des forces de l’ordre et les conséquences pouvant découler de leur activité opérationnelle ».

Cette association souligne la loi récemment adoptée qui renforce le cadre pénal pour ceux qui agressent les agents des forces de l’ordre, mais soutient que les tribunaux devraient « réexaminer certaines positions et décisions de mépris, tant au niveau du ministère public que de la magistrature judiciaire, afin de renforcer la noblesse et la dignité de la mission policière et non la normalisation de décisions médiatiquement diffusées qui s’en écartent ».

« Les décisions de la magistrature qui considèrent normal d’agresser et de vilipender les agents des forces de l’ordre ont un impact très négatif sur la motivation des militaires et policiers qui mettent quotidiennement leur vie en danger pour protéger leurs concitoyens, ainsi que, d’autre part, créent dans la société un climat d’intolérance et de résistance à l’action policière, ce qui n’est pas acceptable dans un État de droit démocratique », précise un communiqué.

À cet égard, l’ANOG annonce qu’elle va envoyer une lettre au Conseil Supérieur de la Magistrature pour que ce type de décisions, qui dévient de l’interprétation que le législateur souhaite donner aux actions des citoyens qui résistent, contraignent et agressent les militaires et policiers, soit réexaminé.