La Fédération pour le handicap mental considère l’accord avec l’État comme insuffisant.

La Fédération pour le handicap mental considère l'accord avec l'État comme insuffisant.

Dans un communiqué envoyé aujourd’hui à l’agence Lusa, la Fédération a exprimé « son grand mécontentement et insatisfaction vis-à-vis des montants des nouveaux Accords de Coopération contractualisés avec l’État dans l’Engagement de Coopération entre ce dernier et les Entités Représentatives du Secteur Social et Solidaire pour les années 2025-2026, signé la semaine dernière ».

« Ce grand mécontentement est dû à l’augmentation de seulement 4,9 % dans la majorité des Accords de Coopération (contribution financière que l’État verse aux institutions pour les services développés) », a-t-elle expliqué.

La Humanitas a également souligné « la majoration insignifiante de 1,1 % pour les Centres d’Activités et de Capacitation pour l’Inclusion » et l’absence de mise à jour pour les réponses des Centres d’Accueil, d’Accompagnement et de Réhabilitation Sociale pour Personnes en Situation de Handicap et d’Incapacité (CAARPD), Centre de Soutien Familial et de Conseil Parental (CAFAP), Intervention Précoce, Appartements Partagés et Service d’Aide à Domicile.

Selon l’institution, basée sur une formule mathématique prenant en compte les augmentations de deux éléments – les ressources humaines et les dépenses courantes – l’augmentation des Accords de Coopération ne permettra pas aux institutions de relever les défis actuels ou de faire le saut vers un paradigme différent de soutien qui leur est exigé quotidiennement.

« Il s’agit d’un accord conservateur, qui ne changera en rien la pérennité difficile que connaissent les institutions sociales depuis ces dernières années », a déclaré la Fédération Portugaise pour la Déficience Mentale.

« Il faut bien plus » pour mener à bien le travail auprès des populations vulnérables soutenues, a-t-elle souligné, mettant l’accent sur la nécessité d’un accueil de plus en plus professionnel, basé sur un corps stable de collaborateurs.

« Avoir des professionnels avec des conditions rémunératoires dignes et comparables à d’autres secteurs professionnels est une question essentielle que cet Engagement continue de ne pas garantir », a-t-elle souligné.

La Humanitas a également abordé « la nécessité pour l’État, en tant que bon citoyen, de respecter les autres mesures stipulées dans cet Engagement et que cela ne se passe pas comme dans les Engagments précédents, où certaines clauses n’ont pas été respectées, ayant été reportées et transférées de Compromis en Compromis ».

La situation du financement des Centres de Ressources pour l’Inclusion, « dont les travaux sont en suspens depuis plusieurs années, continuant à recevoir de la part de l’État des augmentations de financement ponctuelles et non transparentes dans leur attribution », a été l’un des exemples cités.

L’institution a également cité la modification de l’Ordonnance nº 70/2021, qui régit les conditions de fonctionnement et de l’infrastructure des Centres d’Activités et de Capacitation pour l’Inclusion ainsi que la majoration de 15 % des soins à domicile, lorsque ceux-ci sont fournis dans des territoires de faible densité.