Selon Ottoniel dos Santos, qui s’exprimait lors de l’ouverture de la conférence annuelle de Forbes Afrique Lusophone aujourd’hui à Luanda, cet avancement résulte de la « discipline fiscale, de la réforme fiscale, de l’investissement dans les infrastructures » et de la capacité du tissu entrepreneurial angolais à s’adapter aux dynamiques du marché.
Le secrétaire d’État aux Finances et au Trésor a souligné le rôle du secteur bancaire dans la consolidation fiscale et la mobilisation de l’épargne interne, tout en insistant sur la nécessité de financer des secteurs générateurs d’emplois et qui ajoutent de la valeur à l’économie, tels que l’agriculture, l’industrie manufacturière, le logement, le tourisme et les énergies renouvelables.
Selon le secrétaire d’État, les secteurs de l’assurance, des fonds de pension et du marché des capitaux devraient également gagner en profondeur, car ils constituent « l’architecture silencieuse de la durabilité financière », transformant l’épargne en investissement et le risque en sécurité.
Dans son intervention, Ottoniel dos Santos a également mis en avant l’émission par l’Angola des premiers titres verts (ESG) de l’Afrique subsaharienne, destinés à financer les barrages du Namibe, qualifiant l’opération « d’emblématique » car elle démontre que le pays allie solidité financière et responsabilité environnementale et sociale.
Le responsable a souligné que le coût de la dette durable tend à être plus bas parce que « le marché reconnaît et récompense les économies qui intègrent la durabilité dans leurs décisions d’investissement ».
Enfin, Ottoniel dos Santos a défendu l’importance d’un environnement d’affaires « stable, prévisible et fondé sur la confiance », soulignant que des finances publiques équilibrées, un crédit responsable et une éthique entrepreneuriale sont des instruments essentiels « de progrès et de justice sociale ».
