Selon un rapport de l’Agence pour la Gestion Intégrée des Feux Ruraux (AGIF), publié aujourd’hui, « sur la période 2020-2024, les dépenses exécutées dans le Système de Gestion Intégrée des Feux Ruraux (SGIFR) se sont élevées à 2,427 milliards d’euros, soit 25 % en dessous (-808 millions d’euros) des prévisions (3,235 milliards d’euros) des instruments de planification », incluant le Plan National de Gestion Intégrée des Feux Ruraux (PNGIFR) et le Programme National d’Action (PNA).
D’après le rapport, qui inclut des chiffres depuis 2017, 21 % des dépenses sont dédiées aux incitations de « soutien à l’agriculture dans les territoires vulnérables et à la production animale liée à la gestion des combustibles », 16 % à l’Autorité Nationale de l’Urgence et de la Protection Civile (ANEPC) et aux Associations de Sapeurs-Pompiers Volontaires, 16 % pour le renforcement des moyens de l’Armée de l’Air, 15 % pour les actions de la GNR de « surveillance, vigilance, investigation et suppression » des incidents et 15 % pour l’Institut de Conservation de la Nature et des Forêts.
Dans le cas de l’ANEPC, on note une augmentation de 58 % des ressources humaines depuis 2017 et une hausse de 62 % des véhicules pendant la même période, indique le rapport.
Au total, les dépenses pour l’autorité de protection civile ont connu en 2024 « une augmentation de 186 % par rapport à 2017, passant d’environ 36 millions d’euros à 103 millions d’euros ».
En ce qui concerne les Associations Humanitaires de Sapeurs-Pompiers Volontaires et le dispositif aérien militaire, les valeurs ont doublé depuis 2017.
Dans le cas de la GNR, il y a eu « une augmentation de 90 % en 2024, par rapport à 2017 (de 48 millions d’euros à 91 millions d’euros) », peut-on également lire dans le document.
L’AGIF a été créée en 2018 pour « accélérer la transition vers la gestion intégrée des feux ruraux » et est « l’entité responsable de la planification, de la coordination stratégique et de l’évaluation du SGIFR ».
Les chiffres comptabilisés par l’AGIF proviennent des dépenses des différents ministères et services étatiques sur la période analysée.
