La mesure figure dans le programme du XXV Gouvernement Constitutionnel, remis aujourd’hui à l’Assemblée de la République par le ministre des Affaires Parlementaires, Carlos Abreu Amorim.
Dans le chapitre dédié à l’Économie et à la Cohésion Territoriale, le Gouvernement indique que la cohésion territoriale « ne peut se réaliser sans la réduction des asymétries régionales que le pays enregistre encore et sans promotion de la cohésion sociale et économique ».
« La réduction des asymétries régionales au Portugal exige une action coordonnée, basée sur une lecture précise des inégalités territoriales encore existantes. Les mesures présentées configurent un cadre stratégique qui intègre différents niveaux d’intervention et promeut la valorisation des ressources locales », est-il écrit dans le document.
Dans ce contexte, le Gouvernement considère que la poursuite du processus de décentralisation des compétences vers les municipalités et entités intermunicipales « joue un rôle prépondérant dans le renforcement des autonomies locales comme garantie de la correction des déséquilibres économiques et sociaux qui subsistent entre les différentes régions du territoire national ».
Dans ce processus, le Gouvernement entend doter les municipalités, les zones métropolitaines et les communautés intermunicipales de « compétences significatives capables d’assumer effectivement la conduite et la gestion des services publics décentralisés », ainsi que du nécessaire ensemble de ressources humaines, matérielles et financières adéquates et des mécanismes de responsabilité et d’évaluation transparente.
Le Gouvernement souhaite également promouvoir la correction des asymétries entre les régions afin de contribuer à améliorer les conditions de vie et le bien-être des citoyens des régions les plus défavorisées, ainsi que la réduction des inégalités économiques et sociales entre les territoires du pays.
Ainsi, il prévoit de présenter d’ici 2027 le « Pacte pour l’Intérieur », promouvant une politique de développement régional efficace, locale, inclusive et durable.
« La gestion intelligente du territoire », note le Gouvernement, doit avoir pour priorité « la valorisation de l’intérieur, combattant les asymétries régionales et promouvant la cohésion territoriale comme un objectif national ».
Pour cela, il souligne que la création des conditions pour la fixation de la population et des entreprises dans les territoires à faible densité exige des politiques publiques différenciées, assurant l’accès aux services, infrastructures et opportunités économiques.
Il est également dans l’intention du Gouvernement de réviser le Régime Financier des Communes et Entités Intermunicipales, renforçant l’autonomie de la gestion financière municipale.
Selon le document, la consolidation d’un modèle de développement territorial équilibré commence par le renforcement de l’autonomie locale, soulignant que le transfert de compétences doit être accompagné de moyens appropriés, garantissant qu’ils peuvent exercer pleinement leurs nouvelles responsabilités, avec qualité et équité sur tout le territoire.
« La modernisation de l’État exige une administration publique plus proche, agile et efficace. Approfondir la réforme des Commissions de Coordination et Développement Régional (CCDR) se révèle essentiel pour consolider le processus de déconcentration administrative, renforçant leur rôle comme structures intermédiaires de coordination territoriale. Renforcer les CCDR donne direction et cohérence au développement régional », considère encore le Gouvernement.