La Conférence épiscopale déclare qu’il y a une nouvelle conscience contre les abus dans l’église.

La Conférence épiscopale déclare qu'il y a une nouvelle conscience contre les abus dans l'église.

Dans un communiqué, la structure de l’Église catholique a déclaré accueillir « avec attention et en esprit de communion » le rapport annuel sur les politiques et procédures de l’Église en matière de protection relatif à 2024, publié aujourd’hui par la Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs.

 

« L’attention permanente aux victimes nous a conduit sur un chemin de justice et de réparation et l’Église au Portugal continue d’apprendre, même dans ses fragilités, à devenir de plus en plus sûre et fidèle à sa mission de soin et de protection », peut-on lire dans le communiqué.

« Nous reconnaissons qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, mais il est indéniable que le paradigme a changé : il y a une nouvelle conscience transversale d’intolérance face à l’abus et de responsabilisation de ceux qui, ayant la charge des enfants et adultes vulnérables, ne les protègent pas adéquatement », a déclaré la CEP.

La CEP a rappelé le travail du Groupe VITA et des Commissions Diocésaines pour la Protection des Mineurs et des Adultes Vulnérables dans l’identification des risques et a cité la formation continue des professionnels impliqués ainsi que la capacitation des enfants et adultes vulnérables à dire « non » et à dénoncer les agressions possibles.

À cet égard, elle a souligné qu’elle a développé des mesures, en coordination avec la Conférence des Instituts Religieux du Portugal (CIRP) et la Conférence Nationale des Instituts Séculiers au Portugal (CNISP), qui « sont conformes au rapport » désormais publié.

Parmi les mesures énumérées figurent la création de structures de dénonciation aux niveaux national et diocésain, la coopération avec la société civile, à travers le Ministère Public et la Police Judiciaire, la création de centres d’écoute pour les victimes et survivants, un soutien spirituel et psychologique, ainsi que des compensations financières aux victimes d’abus sexuels dans l’église.

« Nous prenons note des suggestions de ce rapport, issu de la visite ad Limina des Évêques du Portugal en mai 2024, dont les recommandations seront analysées soigneusement en vue de leur mise en œuvre, dont beaucoup sont déjà en cours et d’autres en élaboration pour une présentation publique prochaine », a indiqué la CEP.

Une commission du Vatican a recommandé à la Conférence Épiscopale Portugaise (CEP) d’appliquer un « mécanisme d’audit robuste » au Groupe Vita, que la CEP a créé pour suivre les situations d’abus sexuel dans l’Église, a rapporté aujourd’hui l’agence Ecclesia.

La Commission Pontificale pour la Protection des Mineurs (CPPM), qui consacre un chapitre de son rapport annuel à l’activité de la CEP Portugaise, suggère que le mécanisme d’audit intègre les victimes et survivants dans le développement des politiques.

Après avoir demandé en 2022 à une Commission Indépendante une étude sur les cas d’abus sexuels dans l’Église au Portugal au cours des 70 dernières années, la CEP a créé l’année suivante le Groupe Vita, pour recevoir des plaintes d’abus, travailler sur la prévention et accompagner les victimes et agresseurs.

Au début de 2023, la Commission Indépendante avait présenté un rapport, validant 512 témoignages relatifs à des situations d’abus.

Selon Ecclesia, la CPPM recommande également que le Groupe Vita dispose « d’un mandat fort et clair » de la CEP pour « promouvoir une formation robuste en matière de protection dans toutes les diocèses », appelant les commissions diocésaines à promouvoir « une collecte robuste de données (…) pour promouvoir une culture de transparence et de responsabilité fondée sur les données ».