La CNE refuse la demande d’avis d’Ergue-te sur la manifestation à Martim Moniz.

« La Comissão Nacional de Eleições n’a pas encore reçu, à ce jour, de demande d’avis concernant les manifestations prévues pour demain », a assuré une source officielle de l’organisme, en réponse à l’agence Lusa.

 

La CNE a par ailleurs indiqué à Lusa qu’elle n’avait émis aucun avis ni fourni aucun éclaircissement sur la question.

Concernant la possibilité que la manifestation convoquée par un parti politique puisse être interdite ou que son parcours soit modifié, elle a précisé qu' »il n’appartient pas à la CNE de se prononcer sur les circonstances de temps, de lieu et de manière dont se déroule l’exercice de ce droit ».

Le président de l’Ergue-te, Rui Fonseca e Castro, a assuré aujourd’hui dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux que le parti manifestera le 25 avril sur le Martim Moniz, à Lisbonne, même s’il existe un avis négatif de la PSP que la Mairie de Lisbonne a déjà déclaré qu’elle validerait.

« Demain, à partir de 15 heures, nous serons tous sur le Martim Moniz, pour une fête de la famille portugaise, pour une célébration de la portugueseidade, mais surtout pour une démonstration de civilité et de fraternité », a affirmé l’ancien juge dans une vidéo publiée à 14h00 sur les canaux publics de l’Ergue-te et qui a été partagée par des mouvements d’extrême droite tels que le 1143.

Dans ce message, le leader de l’Ergue-te, ancien Parti National Rénovateur (PNR), a soutenu que, comme il s’agit « d’un événement organisé par un parti politique » dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 18 mai, « il ne peut être interdit ».

Rui Fonseca e Castro a ajouté que, dans ce contexte, le parti avait déjà demandé « un avis à la Comissão Nacional de Eleições » et que celle-ci avait permis la tenue de l’événement tel qu’il est configuré.

La PSP a émis aujourd’hui un avis négatif concernant la tenue de la concentration sur le Martim Moniz, organisée par l’Ergue-te et le mouvement négationniste Habeas Corpus, dont l’ancien juge était le leader, et soutenue par le 1143, dirigé par Mário Machado.

Dans un communiqué, la force de sécurité a justifié sa décision, communiquée à la Municipalité de Lisbonne (CML), par la tenue de « manifestations/concentrations à la même heure et dans la même zone géographique » avec « des objectifs et des positionnements idéologiques distincts et antagonistes » et la nécessité de « garantir l’ordre et la tranquillité publics ».

Interrogée par Lusa, une source officielle de la municipalité dirigée par Carlos Moedas a déclaré aujourd’hui que, « comme c’est toujours le cas dans ces situations », la CML « suivra la recommandation et l’évaluation de la PSP, qui a considéré que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies et que les initiatives mentionnées ‘mettent en cause l’ordre et la tranquillité publics' ».

[Mise à jour à 19h32]