Selon un communiqué du ministère du Commerce chinois, les taxes douanières, comprises entre 15,6 % et 62,4 %, entreront en vigueur à partir du 10 septembre et seront perçues sous forme de cautions auprès des douanes.
L’enquête a été lancée en juin dernier, peu après que Bruxelles a annoncé son intention d’appliquer des tarifs supplémentaires sur les véhicules électriques chinois, dans le contexte de l’aggravation des tensions commerciales entre l’UE et le pays asiatique.
« L’organisme responsable de l’enquête a déterminé, de façon préliminaire, que les importations de viande de porc et de sous-produits porcins de l’UE font l’objet de ‘dumping' », a justifié le ministère.
La pratique du ‘dumping’ consiste à vendre à un prix inférieur au coût de production.
Les mesures sont, pour l’instant, provisoires, car l’enquête devrait se poursuivre jusqu’en décembre, date à laquelle les conclusions finales seront annoncées.
Les relations entre la Chine et l’UE se sont détériorées ces dernières années, notamment après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Bien que Pékin se présente comme une partie neutre et un médiateur potentiel dans le conflit, elle n’a jamais condamné publiquement Moscou, étant accusée par plusieurs capitales européennes d’aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, notamment à travers la fourniture de composants technologiques utilisés dans l’industrie militaire.
