La CGTP demande au gouvernement de retirer l’avant-projet de révision de la loi du travail.

La CGTP demande au gouvernement de retirer l'avant-projet de révision de la loi du travail.

La proposition du gouvernement serait « un recul retentissant des droits des travailleurs », a déclaré Tiago Oliveira, en déclarations à Lusa, après s’être réuni avec la ministre du Travail, Solidarité et Sécurité sociale, Maria do Rosário Palma Ramalho.

 

Le leader de la CGTP indique qu’il a transmis cette « vision très négative » et a dit avoir « défié » la ministre pour qu’elle « recule sur toute la ligne » et retire l’avant-projet de la discussion.

Pour la centrale syndicale, la proposition de révision de la législation du travail « accentue la précarité », ainsi que la « dérégulation des horaires de travail » et attaque la liberté syndicale et la négociation collective.

« Il n’y a qu’un seul chemin, qui est celui du recul, du retrait de cet avant-projet », insiste-t-il, affirmant qu' »il n’y a rien dans le document qui permette de rompre » avec les difficultés que les travailleurs affrontent au quotidien.

Le gouvernement et les partenaires sociaux se réuniront à nouveau en concertation sociale le mercredi 10 septembre, lors de la première réunion après la présentation de l’avant-projet de révision de la législation du travail, le 24 juillet.

Depuis lors, des réunions bilatérales entre le gouvernement et les partenaires sociaux ont eu lieu, sachant que la CGTP et l’UGT ont été reçues séparément aujourd’hui, selon les informations fournies par les centrales syndicales respectives.

Les modifications prévues dans la proposition – intitulée « Travail XXI » – concernent des domaines allant de la parentalité (avec des modifications des congés parentaux, de l’allaitement et du deuil gestationnel) au travail flexible, à la formation dans les entreprises ou à la période d’essai des contrats de travail, et prévoient également une extension des secteurs soumis à des services minimums en cas de grève.

Lors d’une première analyse, lors de la présentation de l’avant-projet, les confédérations patronales ont applaudi la proposition, en indiquant qu' »elle constitue une bonne base de négociation ».

En revanche, les centrales syndicales ont été très critiques, considérant que la proposition « fragilise les droits des travailleurs » et ont même demandé une audience avec le Président de la République à ce sujet.

La CGTP et l’UGT se réuniront vendredi avec le Président de la République, l’audience de la CGTP étant prévue à 15h00 et celle de l’UGT à 16h00.