Selon le rapport sur le Compte Général de l’État (CGE) de 2024, publié aujourd’hui par le TdC, qui a refusé l’approbation, un « augmentation des soldes à la garde de l’IGCP (couvrant une large période de 2005 à 2024), la maintenance dans le stock de la dette de titres potentiellement prescrits (par manque d’information) et d’autres en risque de prescription » a été constatée.
Les risques identifiés couvrent 603 millions d’euros dans le stock de la dette, qui sont « relatifs à des instruments appartenant à 16.782 titulaires (décédés ou avec d’autres soldes à la garde de l’IGCP, immobilisés ou à ordre) », ainsi que 494 millions dans le stock de la dette, se référant à 56.759 comptes sans information croisée avec l’Institut des Registres et du Notariat (IRN).
De plus, il existe encore 77 millions d’euros à la garde de l’Agence de Gestion du Trésor et de la Dette Publique – IGCP (47 millions dans des comptes immobilisés et 30 millions à ordre), appartenant à 6.710 titulaires, que l’entité ne parvient pas à payer en raison de l’impossibilité de réaliser le paiement ou parce qu’ils sont immobilisés par décès du titulaire.
La majorité de ce montant était associée aux certificats d’épargne série C, il est à noter que la « principale partie de ces valeurs à la garde de l’IGCP se réfère à des titulaires décédés, mais des montants également élevés existent pour d’autres raisons ».
Il existe des comptes immobilisés, ce qui peut également être dû à des ordonnances de tribunal ou des saisies, tandis que dans les comptes à ordre, il existe des difficultés liées aux comptes clôturés et aux problèmes avec l’IBAN.
Le TdC souligne également que ces 77 millions « ne sont pas reflétés dans le CGE, comme ils devraient l’être, en ‘soldes des charges payables' ».
Dans ce rapport, l’alerte est donc lancée que « sans la flexibilisation de certaines règles et une stratégie de communication efficace, le processus de conversion des Certificats d’Épargne pourrait impliquer une perte d’intérêts pour les familles ».
Sont en cause les règles du processus de conversion des titres des certificats d’épargne en nominatif, qui se déroulera entre le 05/01/2026 et le 29/11/2029, ce qui « peut signifier le rachat automatique des titres des séries A et B, cessant de compter des intérêts à partir de cette date ».
Selon le TdC, les titulaires de certificats d’épargne « devront procéder à la remise des titres physiques (séries A, B, C et D) ce qui, en cas de non-réalisation jusqu’au 29/11/2029, implique le rachat automatique des titres des séries A et B qui, bien qu’ils soient perpétuels, cesseront de compter des intérêts à partir de cette date, même pour les titulaires avec un compte épargne mis à jour ».
