« Selon la nouvelle Évaluation des Finances Publiques (PFR, selon l’acronyme en anglais) publiée aujourd’hui par le groupe Banque Mondiale, la mise en œuvre de ces réformes nécessite une politique fiscale plus efficace, qui augmente la mobilisation des recettes internes et améliore la qualité des dépenses publiques », a-t-il été indiqué dans un communiqué.
Le rapport intitulé « Renforcer la Durabilité Budgétaire face aux Chocs » analyse les performances des finances publiques entre 2019 et 2023, soulignant qu’il y a eu des « chocs externes successifs » et, malgré cela, un « processus continu de reprise économique ».
À présent, la Banque Mondiale « présente des mesures concrètes pour aider le gouvernement à créer un espace budgétaire supplémentaire — estimé entre 3,65% et 4,15% du PIB — à travers des réformes des recettes et des dépenses ainsi que la réduction des risques fiscaux, surtout liés aux entreprises publiques ».
Ce rapport contient « des recommandations concrètes et réalisables pour soutenir les efforts en cours vers une trajectoire budgétaire plus durable, promotrice de la croissance et de la protection des plus vulnérables », a affirmé Indira Campos, représentante résidente du groupe Banque Mondiale à Cap-Vert, citée dans le communiqué.
Du côté des recettes, le rapport souligne l’importance de réduire le « gap fiscal » — actuellement estimé à environ 10 points de pourcentage du PIB.
« Parmi les mesures proposées figurent la réévaluation des incitations fiscales qui ont entraîné des pertes de recettes significatives, la révision des exemptions de TVA, le renforcement de la fiscalité directe et l’exploitation du potentiel non exploité des taxes sur la santé et l’environnement », a-t-il été indiqué.
Par ailleurs, « le rapport met en évidence l’importance d’améliorer l’efficacité des dépenses en biens et services, de réviser les subventions et d’assurer la durabilité des récentes réformes de la protection sociale ».
Le rapport accorde une attention particulière aux entreprises publiques « dont certaines continuent de représenter des risques budgétaires significatifs », note la Banque Mondiale.
« Le renforcement de la gouvernance, de la transparence et de la discipline financière dans les entreprises publiques — ainsi que l’accélération de la restructuration des entités déficitaires — est considéré comme essentiel pour réduire la pression budgétaire et réorienter les ressources vers des investissements plus productifs », a-t-elle ajouté.