La Banque mondiale finance l’amélioration du secteur public guinéen avec 10 millions.

La mise à disposition de cette somme marque le retour de l’instrument de Financement de la Politique de Développement (DPF) en Guinée-Bissau après une interruption de 15 ans et « représente une étape importante pour le pays », indique un communiqué de la Banque mondiale.

Le document fait état de la décision prise le 2 mai par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, qui a approuvé à cette date la subvention de 10 millions de dollars destinée à renforcer la gouvernance fiscale et améliorer la prestation de services publics en Guinée-Bissau.

Selon le communiqué, « le DPF soutient le gouvernement de la Guinée-Bissau dans le renforcement de la gestion des finances publiques, l’encouragement de la mobilisation des recettes internes, l’augmentation de la viabilité des services d’énergie et d’eau, et la promotion de la croissance numérique ».

La Banque mondiale précise que ce financement « facilite des réformes destinées à renforcer la transparence et la responsabilité, à mettre en œuvre la loi sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à établir un compte unique du Trésor ».

« Il permet également des réformes pour améliorer l’infrastructure numérique, améliorer la performance des services publics d’électricité et d’eau, et prioriser l’adoption de sources d’énergie respectueuses de l’environnement », ajoute-t-on.

Cité dans le communiqué, le représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée-Bissau, Rosa Brito, déclare que « cette approbation marque le retour de l’instrument de Financement de la Politique de Développement en Guinée-Bissau après une interruption de 15 ans, et représente une étape significative pour le pays ».

Le représentant souligne que le financement a été soigneusement préparé et aligné avec les engagements actuels de la Banque mondiale en Guinée-Bissau, et s’appuie sur des projets existants dans les domaines du renforcement du secteur public, du développement numérique et de l’énergie.

Par ailleurs, il indique que l’approbation démontre « l’engagement continu de la Banque mondiale à soutenir les objectifs de développement du pays. »

Il est attendu que le DPF produise des résultats transformateurs dans la connectivité numérique, les finances publiques et la prestation de services essentiels, selon le communiqué.

La Banque mondiale précise également que ce financement soutient le gouvernement bissau-guinéen dans la gestion et le développement efficace de l’infrastructure nationale de fibre optique, élargissant ainsi la couverture du réseau et réduisant les coûts de l’internet.

Il est également attendu que l’application de la loi de la TVA « augmente significativement les recettes internes, créant ainsi un espace budgétaire pour un investissement accru dans des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé et la protection sociale ». Parallèlement, les réformes dans le secteur de l’énergie visent à réduire les coûts de l’électricité et à augmenter l’utilisation des énergies renouvelables, ajoute-t-on.

La Banque mondiale conclut que « l’amélioration de l’accès à une énergie fiable et à des services numériques devrait soutenir le développement du secteur privé, stimuler la croissance économique et contribuer au développement durable à long terme ».