Jugé à Leiria pour un crime d’homicide consommé et deux tentatives.

Jugé à Leiria pour un crime d'homicide consommé et deux tentatives.

L’accusé, détenu en prison préventive, répondra également des crimes de possession d’arme prohibée et de violation de domicile, selon l’acte d’accusation consulté par l’agence Lusa.

 

Il s’agit de la mort d’un homme de 72 ans et des blessures infligées à son épouse et à son fils, à la suite d’une supposée dette de 500 euros.

Selon le réquisitoire final du Ministère Public (MP), la famille connaissait l’accusé depuis environ quatre ans, celui-ci ayant travaillé avec le fils du couple dans l’agriculture, avec des affaires dont les contours n’ont pas été élucidés.

Dans le cadre de ces affaires, l’accusé avait vendu au septuagénaire une voiture pour 500 euros, mais ce dernier ne l’avait pas payée, ce qui lui avait causé une grande révolte.

Le MP a indiqué que l’accusé était « un visiteur habituel du domicile des victimes », où il avait même vécu brièvement, connaissant ainsi que les fenêtres de la véranda, bien que fermées, n’étaient jamais verrouillées.

Vers 03h00 le 21 mars, l’accusé, « révolté de se sentir trompé et avec un instinct de vengeance », s’est rendu de Lisbonne à la maison du couple et de leur fils, dans l’intention de les tuer, transportant un couteau dont le manche était enroulé de ruban adhésif « pour une meilleure prise ».

Après être entré dans la maison par la véranda, l’accusé a tué le septuagénaire qui dormait seul.

Le bruit a réveillé l’épouse de la victime, qui dormait dans une autre chambre avec leur petite-fille mineure, ainsi que le fils et sa compagne, qui étaient dans une autre pièce.

La femme, âgée de 69 ans, a été poignardée à plusieurs reprises, tout comme le fils de 30 ans, qui s’est interposé entre l’accusé et sa compagne, exhortant l’accusé à lâcher le couteau en tentant même de l’enlever alors qu’il était attaqué avec l’arme blanche.

Alors que le jeune se dirigeait vers la pièce où se trouvait la fille mineure pour empêcher l’accusé d’entrer, il était suivi par ce dernier qui criait en anglais « j’ai perdu mon argent, j’ai perdu ma famille », a relaté le MP.

Le jeune a glissé et est tombé, l’accusé s’est mis sur lui pour lui porter un coup de couteau à la poitrine, mais la victime a attrapé la lame.

La compagne a saisi le bras du suspect et, pour éloigner l’accusé de son fils, la mère a asséné plusieurs coups avec deux objets décoratifs à la tête de celui-ci.

Le MP, décrivant les blessures de la mère et du fils, a soutenu que celles-ci « étaient susceptibles de provoquer » la mort si elles n’avaient pas été rapidement soignées.

La compagne et l’enfant n’ont pas été blessées, « grâce à la protection que leur ont garantie les victimes », et ont réussi à se réfugier dans la chambre où se trouvait la mineure, verrouillant la porte, la première ayant contacté le 112.

Pour le MP, l’accusé a agi avec l’intention de tuer le septuagénaire, sa femme et son fils, en entrant « subrepticement à l’intérieur de la résidence à l’aube », pour un « motif futile (une prétendue dette de 500 euros) ».

Le procès, par un tribunal collégial, doit débuter le 8 janvier 2026, au Tribunal judiciaire de Leiria.

L’accusé, livreur de profession, risque la peine maximale de 25 ans de prison et une peine accessoire d’expulsion du pays.