« Je vais revenir au TGV et à cette fabrication, j’ai de nouvelles informations »

"Je vais revenir au TGV et à cette fabrication, j'ai de nouvelles informations"

L’ancien Premier ministre José Sócrates a annoncé ce mardi qu’il dispose de « nouvelles informations » à présenter au tribunal, lors du procès de l’Opération Marquês, spécifiquement sur le projet de TGV. Selon Sócrates, ces informations vont « montrer, encore plus », à quel point les accusations portées contre lui sont « fausses ».

 

« Aujourd’hui, je vais revenir au TGV et à cette fabrication, car j’ai de nouvelles informations à fournir au tribunal, résultat de mes propres enquêtes », a-t-il déclaré aux journalistes à l’entrée du Campus de la Justice, à Lisbonne.

« Elles vont montrer, encore plus, à quel point c’est absolument absurde, à quel point c’est fantasque, pour, d’ailleurs, utiliser l’expression qu’a employée le juge d’instruction, à quel point les accusations sont fausses dans ce domaine et à quel point elles ont été profondément injustes tant pour moi, que pour l’entreprise Lena, que pour tous ceux qui sont impliqués », a-t-il ajouté.

À son arrivée au tribunal, Sócrates a insisté sur le fait que « ce procès n’existe que à cause d’une fraude, avec une erreur de rédaction ».

« Ce procès est une tentative d’humiliation. Si cette erreur de rédaction n’avait pas été fabriquée, inventée – car elle n’a jamais eu lieu – cela n’aurait pas modifié le crime, cela n’aurait pas modifié l’arsenal pénal et ils n’auraient pas manipulé le délai de prescription et le procès n’aurait pas lieu (…) C’est le procès de l’erreur de rédaction », a-t-il critiqué.

L’ancien Premier ministre a également affirmé que lors des premières sessions du procès, il a présenté « des preuves témoins qui montrent que les accusations sont fausses et absurdes ». « J’ai présenté les preuves, le ministère public n’a rien présenté », a-t-il dit.

Le procès de l’Opération Marquês reprend aujourd’hui, jour où les tribunaux reprennent pleinement leur activité, après un mois et demi de vacances judiciaires. L’ancien Premier ministre José Sócrates, qui est le principal accusé de ce procès comptant 21 accusés de 117 crimes de corruption, blanchiment d’argent et fraude fiscale, devrait continuer ses déclarations initiales.

Le procès de l’Opération Marquês a commencé le 3 juillet et le collectif dirigé par la juge Susana Seca a entendu les déclarations initiales de l’ancien Premier ministre socialiste lors de trois des quatre sessions réalisées.

[Actualité en cours]