Investissement dans le réseau avec un impact de 0,1 % sur la facture d’électricité jusqu’en 2030.

« La ERSE clarifie que l’impact tarifaire sur les prix finaux de vente aux consommateurs domestiques, résultant de la proposition de Plan de Développement et d’Investissement du Réseau National de Distribution (RND) du secteur électrique, pour la période 2026-2030 (PDIRD-E 2024), sera, en moyenne, de 0,1 % (valeur annualisée) entre 2025 et 2030 », a annoncé le régulateur, dans un communiqué.

 

Cette clarification fait suite à une information indiquant que les investissements de E-Redes vont augmenter le prix de l’électricité.

La proposition de PDIRD-E 2024 sur laquelle la ERSE a émis un avis le 10 avril présente pour la période 2026 à 2030 un scénario d’investissement d’un montant total de 1 607,6 millions d’euros à coûts, dans le but de répondre aux défis posés aux réseaux de distribution par la décarbonisation et l’électrification.

Dans l’avis de la ERSE, l’impact en termes de prix finaux de vente aux clients finaux, prévu pour 2030 par rapport à 2025, représente une variation moyenne annuelle entre 0,0 % et 0,2 % pour les divers segments de clients.

La ERSE a également estimé que, sur les cinq années cumulées, la proposition représente une augmentation de 0,7 % sur la facture, mais a souligné que cette variation « pourrait encore être atténuée si la demande se révélait supérieure aux scénarios adoptés jusqu’en 2030, comme par exemple un rythme plus rapide, à moyen terme, de l’électrification de la société ».

Le régulateur de l’énergie a rappelé qu’en 2026 commence une nouvelle période réglementaire, qui « représentera une opportunité pour son perfectionnement afin d’atténuer les impacts tarifaires de ce plan d’investissement sur la période de régulation ».

De plus, il a ajouté que cette augmentation ne prend pas en compte les modifications de prix des autres composants qui composent le prix final des clients, des baisses des surcoûts de production avec rémunération garantie et du prix de l’énergie sur les marchés de gros étant espérées, « à condition qu’aucune situation émergente extraordinaire résultant du contexte géopolitique international ne survienne, ce qui pourrait contribuer à atténuer les augmentations estimées par la ERSE ».

Dans l’avis publié le 10 avril, la ERSE avait considéré que, globalement, la proposition de PDIRD-E est adéquate, mais a souligné des améliorations.

Le régulateur a donc recommandé de mettre en avant le niveau auquel il est prévu de recourir à des modèles dynamiques de gestion intelligente des réseaux et que l’opérateur du RND présente une estimation annuelle de l’étendue du réseau qu’il prévoit d’exploiter.

Par ailleurs, il suggère que l’opérateur identifie de nouveaux cas de « recours potentiel » à des solutions de flexibilité et qu’il approfondisse sa connaissance des méthodologies de planification basées sur des critères probabilistes.

Quant à l’investissement dans le renouvellement des actifs, la ERSE a considéré que l’option d’adopter une méthodologie basée sur la condition physique des actifs au lieu de leur âge est adéquate, MAIS a défendu que la réponse aux besoins d’investissement doit être échelonnée dans le temps, permettant de « lisser l’impact de cet investissement au niveau tarifaire ».

« Concernant les besoins d’investissement axés sur la qualité du service technique, malgré le chemin déjà parcouru dans ce domaine, la ERSE recommande que, dans la version finale de la proposition de PDIRD-E 2024, soient identifiées les situations d’alimentation des réseaux de BT [basse tension] où il pourrait être nécessaire de renforcer l’alimentation à partir du réseau MT [moyenne tension] », a-t-elle ajouté.