Instructeur d’arts martiaux condamné pour crimes sexuels à Alcobaça

Un homme a été condamné pour deux délits d’importunation sexuelle et neuf délits d’abus sexuels sur des enfants, ayant fait trois mineurs victimes, à une peine unique de trois ans de prison, avec sursis et assortie d’un plan de réinsertion sociale.

 

Le prévenu, absent lors de la lecture du verdict car hospitalisé, était accusé de trois délits d’importunation sexuelle et de 13 délits d’abus sexuels sur des enfants, concernant quatre mineurs, alors âgés de 11 à 14 ans. Concernant l’une des mineures, le tribunal n’a pas reconnu les délits.

L’homme a également été condamné à payer à une victime la somme de quatre mille euros pour dommages non patrimoniaux.

L’affaire a été rendue publique en mars 2022, lorsque cet instructeur d’arts martiaux, âgé de 50 ans à l’époque, a été arrêté par la Police Judiciaire.

À cette occasion, le Ministère Public (MP) a indiqué, sur sa page Internet, que, présenté à une première audience judiciaire, le prévenu a été considéré « fortement soupçonné » d’avoir « adressé des commentaires et fait des propositions de nature sexuelle, envoyé des messages écrits de même nature et pratiqué des actes sexuels de nature significative sur deux mineures de 11 ans, ses élèves d’arts martiaux ».

Selon le MP, les faits se sont déroulés entre septembre 2021 et janvier 2022, dans la commune d’Alcobaça, période durant laquelle le prévenu aurait « profité de la facilité de contact et de l’ascendant qu’il avait sur les mineures, en tant qu’instructeur, pour mieux atteindre ses objectifs ».

Lors de la lecture du verdict, la présidente du tribunal a déclaré que « le tribunal ne peut s’empêcher de dire aux présents qu’il a reconnu la véracité de tous ces crimes, car il a jugé absolument crédibles les déclarations des mineures ».

« Ici, nous avons quatre mineures et elles ont toutes convergé [dans leurs déclarations] », a expliqué la magistrate, soulignant que le ‘modus operandi’ du prévenu « était toujours le même », pour insister sur le fait que « ces crimes ne sont pas à minimiser ».

La juge a affirmé que le tribunal collégial « a attribué de la crédibilité aux déclarations des mineures et ces déclarations ont été corroborées, en partie, par certains des témoins », ajoutant qu’en ce qui concerne les messages, « il n’y a pas de doute que c’est le prévenu qui les a envoyés ».