La Police Judiciaire (PJ) a arrêté ces derniers jours plusieurs incendiaires responsables d’avoir allumé certains des feux qui ravagent le Portugal continental depuis plusieurs jours, mobilisant des milliers de pompiers.
Après avoir annoncé hier l’arrestation d’un homme responsable d’avoir allumé quatre incendies à Gondomar, la Police Judiciaire (PJ) annonce ce mardi l’arrestation de deux autres personnes en lien avec ces feux.
Dans le district de Guarda, les autorités ont arrêté un homme de 58 ans, lundi 11 août, soupçonné de six crimes d’incendies forestiers à Pinhel.
Dans un communiqué envoyé au Notícias ao Minuto, les inspecteurs de la PJ ont révélé que le suspect aurait allumé les incendies avec une flamme directe, en utilisant un briquet et de l’alcool éthylique, entre les 16 et 9 août, dans différents endroits de cette commune.
Lorsqu’il a été arrêté, l’homme a « justifié ses actes par des problèmes d’alcoolisme et de santé mentale », finissant par avouer comment il avait enflammé les incendies.
Le détenu sera maintenant présenté à un premier interrogatoire judiciaire pour l’application des mesures de contrainte jugées appropriées. L’enquête est menée par le Ministère Public (MP) de Guarda.
À Lousada, également hier, la PJ, en collaboration avec la Garde Nationale Républicaine (GNR), a procédé à l’arrestation d’une femme de 46 ans, « fortement suspectée d’avoir commis au moins un crime d’incendie forestier le 2 août dernier, à Lousada ».
Dans ce cas, l’ignition a été provoquée à l’aide d’une flamme directe et de quelques déchets, pour favoriser le développement et la progression rapide, étant donné que l’indice de risque d’incendie forestier était Très Élevé dans cette zone, selon l’Institut Portugais de la Mer et de l’Atmosphère (IPMA).
Les enquêteurs soulignent que l’incendie « a créé un danger pour une étendue forestière significative, ainsi que pour plusieurs bâtiments, principalement des résidences situées en bordure de la forêt, mais n’a pas eu de plus grandes répercussions grâce à la détection précoce et au combat rapide mené par les habitants et les pompiers ».
La détenue, qui n’a pas de casier judiciaire, « sera maintenant présentée à un premier interrogatoire judiciaire pour l’application des mesures de contrainte jugées appropriées ».