« Il était prévisible » que la croissance de 2025 ne suive pas celle de 2024 et 2023.

« C’était déjà attendu. Le gouvernement lui-même l’avait déjà dit », a déclaré Marcelo Rebelo de Sousa à son arrivée à l’Université Fernando Pessoa, à Porto, où il donne un cours.

Et il a ajouté : « Nous avons eu une année exceptionnelle, c’était l’année dernière, et une autre exceptionnelle qui a été en 2023. Il était déjà connu que 2025 serait une année où il serait difficile de suivre la croissance de 2024 et 2023 ».

Le Conseil des Finances Publiques (CFP) prévoit un solde budgétaire nul pour cette année et un retour aux déficits en 2026, en raison de mesures d’augmentation des dépenses publiques, selon les prévisions divulguées aujourd’hui, dans un scénario de politiques invariantes.

« Pour 2025, un solde budgétaire équilibré est projeté (0,0 % du PIB), bien que la projection soit sensible à certains facteurs comme le degré de réalisation de l’investissement public, des prêts du Plan de Relance et de Résilience et l’évolution des impôts directs, en particulier de l’IRS, ainsi que de l’utilisation de mécanismes de limitation budgétaire, de sorte qu’on ne peut pas exclure la possibilité d’un léger excédent budgétaire », indique le CFP.

Marcelo Rebelo de Sousa a déclaré que le gouvernement de Luís Montenegro avait déjà admis qu’il allait ralentir le rythme de croissance et commencer à payer les intérêts de la dette.

Il y a une dette contractée dans le cadre des fonds européens qui commence à être remboursée à partir de l’année prochaine, a-t-il ajouté.

« Par conséquent, qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que, comme le gouvernement l’avait déjà dit, soit on reste équilibré, soit on a un léger ‘déficit' », a-t-il insisté.

Le chef de l’État a souligné que, si la situation internationale se complique, « il est logique de dire que cela peut être quelque chose de tangentiellement positif ou négatif ».

Mais cela, a-t-il ajouté, ne sera connu qu’en 2026.

Dans ses Perspectives Économiques et Budgétaires 2025-2029, le CFP prévoit un retour à une situation de déficits budgétaires à partir de 2026, « dans l’hypothèse du maintien des politiques en vigueur ».

L’estimation est d’un déficit de 1 % du PIB en 2026 et pour les années suivantes jusqu’en 2029, et on prévoit une stabilisation du déficit budgétaire autour de 0,6 % du PIB.