La proposition de budget de l’État pour 2026, soumise par le gouvernement et disponible sur le site de l’Assemblée de la République, prévoit le transfert des recettes propres du Fonds Environnemental jusqu’à la limite de 44 750 000 euros pour l’Institut de Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF), destinés à des projets de « gestion des zones protégées, de prévention des incendies forestiers et pour d’autres projets de conservation de la nature ».
Les fonds sont également destinés à des projets d' »aménagement du territoire et d’adaptation aux changements climatiques, de paiements aux équipes de sapeurs forestiers, aux consultants techniques forestiers » et à des « regroupements des biens communaux ».
L’allocation pour 2026 est inférieure à celle du budget en vigueur (53,2 millions), qui avait doublé la somme allouée par rapport au budget de 2024.
Le document prévoit également le transfert de l’ICNF, « en tant qu’autorité forestière nationale, vers les collectivités locales, dans le cadre des contrats signés ou à signer dans le cadre du Fonds Environnemental », mais sans mention de dotation.
La proposition accepte également des transferts de l’ICNF « vers des entités, services et organismes compétents de la défense nationale, afin de supporter les charges liées aux actions de surveillance et de gestion des combustibles dans les zones forestières sous gestion de l’État, selon un protocole à signer dans le cadre du Fonds Environnemental ».
Ces deux mesures figuraient également dans le budget de 2025, mais également sans dotation pour leur réalisation.
Le gouvernement a présenté aujourd’hui au parlement la proposition de budget de 2026, à la veille de l’échéance et trois jours avant les élections municipales de dimanche.
Dans le cadre macroéconomique, le gouvernement PSD/CDS-PP prévoit que le Produit Intérieur Brut (PIB) croisse de 2 % cette année et de 2,3 % en 2026.
L’exécutif vise à atteindre des excédents de 0,3 % du PIB cette année et de 0,1 % l’année prochaine. En ce qui concerne le ratio de la dette, il estime sa réduction à 90,2 % du PIB en 2025 et à 87,8 % en 2026.
La proposition sera discutée et votée en généralité entre le 27 et le 28 octobre. Le vote final global est prévu pour le 27 novembre, après le processus de débat spécialisé.
