L’accusé, âgé de 42 ans, retraité pour invalidité, a été condamné pour les crimes de viol aggravé et de coups et blessures simples, et devra indemniser la victime à hauteur de 20 000 euros.
Lors de la lecture du verdict, la présidente du tribunal a déclaré que l’accusation du ministère public avait été jugée « prouvée et fondée » et, bien que l’accusé ait nié les crimes, « le tribunal collectif a cru la version des faits présentée par la victime, qui a été corroborée par toutes les autres preuves produites », tant expertales que testimoniales.
Tandis qu’il écoutait la délibération, l’homme, actuellement soumis à l’obligation de rester à son domicile sous surveillance électronique, a déclaré « mais je n’ai rien fait » et « je n’ai fait de mal à personne », et la magistrate judiciaire a souligné que s’il y avait eu le moindre doute de la part du tribunal, composé de trois juges, le résultat aurait été l’acquittement.
L’affaire remonte à septembre de l’année dernière après que la victime ait quitté son lieu de travail, aux environs de minuit, où l’accusé s’était trouvé.
Lorsque la femme s’apprêtait à jeter les ordures, elle a réalisé que l’homme était dans sa voiture sur le parking, ce qui l’a effrayée, et elle a demandé à trois clients d’attendre pendant qu’elle fermait le café.
Selon le verdict, une voiture a quitté le parking et les clients, pensant qu’il s’agissait de l’accusé, sont partis, laissant la victime seule.
La femme, s’apercevant que l’homme avait garé sa voiture à côté de son propre véhicule, s’est sentie apeurée et a attendu un moment pour voir s’il partait, mais cela n’a pas eu lieu. Elle a alors mis une bouteille de verre vide dans son sac pour se défendre si nécessaire.
Après avoir ouvert la porte de sa voiture, l’homme l’a poussée et l’a violée, malgré ses supplications pour qu’il arrête.
Selon le tribunal, l’accusé, avec une cigarette allumée à la bouche, l’a éteinte sur la jambe de la femme, lui causant une brûlure au second degré.
La victime, qui a témoigné pour mémoire future, a réussi à saisir la bouteille en verre et a frappé l’homme à la tête, le faisant tomber, moment où elle s’est échappée.
Le tribunal collectif a estimé que l’accusé, par son comportement, savait qu’il violait la liberté sexuelle de la victime et voulait « satisfaire ses instincts sexuels et passions lascives ».
Au procès, l’accusé a, entre autres, nié « la pratique de tous les faits » et a allégué que la victime avait inventé l’histoire pour gagner de l’argent, mais ses déclarations « n’ont pas été jugées crédibles » car manifestement incongrues avec le reste des preuves.
L’accusé, sans casier judiciaire, a été arrêté en octobre 2024 par la Police Judiciaire (PJ).
À cette occasion, dans un communiqué, la PJ a précisé que la victime, alors âgée de 22 ans, a été surprise par l’agresseur dans un lieu public, alors qu’elle se préparait à entrer dans son véhicule.
Selon le communiqué, l’agresseur a contraint la femme « à un acte sexuel important », la blessant « sur l’un de ses membres inférieurs ».
