À 17h10, l’audience a été suspendue et reprendra demain [mardi] à 9h30, avec l’interrogatoire des témoins cités par l’accusation, conformément au calendrier précédemment établi », indique un communiqué du juge président du district judiciaire d’Aveiro, Jorge Bispo.
Dans cette note, le juge président résume les principaux développements procéduraux survenus lors de la première session de l’audience de jugement, qui se déroule à huis clos, sans la présence du public et des journalistes.
Jorge Bispo précise qu’au début de l’audience, aux alentours de 9h50, après l’exposé succinct sur l’objet du procès effectué par la juge présidente, l’avocat de l’accusé a pris la parole pour des présentations préliminaires.
La session a ensuite continué avec l’interrogatoire de l’accusé, qui a duré plus de quatre heures, suivi de la reproduction des dépositions à titre conservatoire faites par l’un des enfants mineurs de la victime, pour une durée d’environ une heure.
Le juge président du district judiciaire d’Aveiro a également expliqué que la déposition de l’ex-compagnon de la victime, prévue pour aujourd’hui, n’a pas eu lieu puisqu’il est actuellement embarqué.
Selon la même note, les déclarations de l’assistant seront planifiées en temps voulu, tout comme la reproduction des déclarations à titre conservatoire faites par l’autre enfant mineur de la victime.
Dans des déclarations à l’agence Lusa pendant la pause déjeuner, l’avocat Falé de Carvalho, qui représente le veuf et les deux enfants mineurs de la victime, a indiqué que pendant la matinée, l’accusé a témoigné, niant l’accusation du ministère public (MP).
« [Il] a tout nié. Il a dit qu’il n’avait pas commis ces faits (…) et nie que Mónica ait été à son domicile à Torreira, le 03 », a affirmé l’avocat.
Toujours selon l’avocat, l’accusé aurait également nié la paternité de l’enfant à naître, avançant que la seule relation qu’il avait avec la victime remontait à bien avant et que « les sept mois [d’âge du fœtus] ne peuvent pas être de lui ».
L’accusé, qui a eu une relation amoureuse avec la victime entraînant une grossesse, est accusé des crimes d’homicide qualifié, d’avortement, de profanation de cadavre, d’accès illégitime et d’acquisition de fausse monnaie dans le but de la mettre en circulation.
En plus de l’audience d’aujourd’hui, d’autres sessions sont déjà prévues pour les 20, 21, 22, 23, 26 et 27, les trois premières étant réservées à l’interrogatoire des témoins de l’accusation.
La quatrième session sera consacrée à la production de toute preuve qui n’aurait pu être obtenue lors des jours précédents, et lors des deux dernières sessions, les témoins désignés par la défense seront entendus.
L’accusé, qui est en détention à domicile, a été arrêté par la police judiciaire (PJ) en novembre 2023, plus d’un mois après la disparition de la femme de 33 ans, enceinte de sept mois.
Le MP accuse l’accusé d’avoir tué la victime et le fœtus qu’elle portait le soir du 03 octobre 2023, dans son appartement à Torreira, pour éviter d’être reconnu comme le père et bénéficier de son patrimoine.
L’accusation ajoute que durant la nuit du 04 octobre et les jours suivants, l’accusé aurait dissimulé le corps de la victime, l’amenant dans un endroit inconnu, le cachant et empêchant sa découverte jusqu’à présent.