Dans un communiqué envoyé à l’agence Lusa, le conseil d’administration de l’institut affirme qu’il a « scrupuleusement respecté ses obligations respectives, en termes d’adoption de toutes les mesures adéquates au respect des services minimums, sans violation du droit de grève, qui constitue un droit fondamental des travailleurs, consacré constitutionnellement, lequel l’IPMA, en tant que Laboratoire d’État, respecte naturellement ».
La SATA Air Açores (responsable des liaisons inter-îles) a réorganisé samedi l’opération aérienne en raison de la grève de vendredi des travailleurs de l’IPMA, qui a obligé à l’annulation de 42 vols, « affectant environ trois mille passagers », situation qui a « gravement compromis la mobilité dans l’archipel ».
« La compagnie aérienne a été surprise par le non-respect des services minimums convenus, ce qui a provoqué de sérieux désagréments dans l’opération car cela a compromis des obligations élémentaires de service public », a mentionné la SATA dans un communiqué de presse.
L’administration du groupe aérien açorien a réaffirmé son intention « d’être indemnisée pour les préjudices causés par la grève et par le non-respect des services minimums ».
Selon l’entreprise, le 8 août « la présidence de l’IPMA a confirmé à l’administration du groupe SATA que le respect des services minimums était assuré, mais cela ne s’est pas produit ».
Aujourd’hui, dans un communiqué, l’IPMA a précisé qu’elle avait reçu le préavis de grève de la Fédération Nationale des Syndicats des Travailleurs en Fonctions Publiques et Sociales, le 29 juillet, et « a immédiatement coordonné avec sa tutelle les initiatives appropriées à poursuivre ».
Elle ajoute avoir informé la SATA de la situation, par l’intermédiaire de son délégué régional des Açores, l’entreprise ayant « envoyé une communication écrite le 8 août, informant des services minimums établis par arrêté du TA [Tribunal Arbitral] de 2024 ».
L’institut indique également que le mercredi (13 août) « a été communiqué à l’IPMA, par la SATA, une rectification des vols qui servent des besoins sociaux impératifs ».
Face au maintien de la grève par le syndicat, l’institut « a envoyé, le même jour, à tous les services potentiellement touchés, les vols qui devaient être assurés dans le cadre des services minimums et conformément à la jurisprudence ».
« D’après les informations collectées jusqu’à présent, des 44 vols demandés par la SATA (sur la base de la décision du tribunal), 36 de ces vols ont été effectués, les autres annulations n’étant pas liées au manque d’informations météorologiques », soutient l’IPMA.
Selon la note, sur toutes les îles de la Région Autonome des Açores « il y a eu au moins une arrivée/départ » et, « du total des départs/arrivées prévus (216), 64% ont été réalisés, soit bien au-delà du minimum demandé par la SATA ».
L’IPMA souligne également qu’en « étroite articulation et collaboration avec le gouvernement des Açores, elle a beaucoup investi dans l’amélioration des conditions de sécurité et de protection des personnes et des biens dans la région autonome, comme en témoignent l’inauguration et l’entrée en fonctionnement, ces deux dernières années, des nouveaux radars de Ponta Delgada et Flores, qui ont beaucoup contribué à l’opérationalité et à la sécurité aéronautique ».