L’accusé de 55 ans a commencé à être jugé le 20 mai par le collectif de juges du Tribunal de Vila Real pour les crimes de tentative de meurtre qualifié, pour préparatifs d’un crime d’incendie, explosions et autres comportements particulièrement dangereux, et aussi pour la détention d’armes prohibées.
Selon l’accusation du ministère public (MP), le militaire à la retraite aurait également eu l’intention d’incendier et de détruire ce poste de la GNR.
Lors de la première session, l’accusé n’a pas parlé devant le collectif de juges, mais aujourd’hui, il a répété les déclarations faites lors du premier interrogatoire judiciaire, affirmant qu’il n’a tenté de tuer personne mais qu’il s’est défendu d’une agression.
La lecture du verdict a été fixée au 17 juin.
L’affaire remonte au 3 août 2024, lorsque le militaire, en réserve depuis le 15 juillet de la même année, est entré à 19 h au poste de transit de Chaves où se trouvait seulement un garde et a tiré plusieurs coups de feu jusqu’à ce qu’il soit immobilisé par cet élément de la GNR.
Ce garde, qui s’est constitué assistant au procès, a raconté au tribunal comment il a réussi à éviter les tirs en se couchant au sol et en sortant par une fenêtre, ajoutant qu’il est revenu à l’intérieur du bâtiment, par la porte d’entrée, par sens du devoir pour veiller à la sécurité de celui-ci.
À l’intérieur, il a réussi à immobiliser l’accusé, mais a été frappé à la tête avec la crosse de l’arme, et ce n’est qu’à l’arrivée d’un autre militaire de la GNR que l’attaquant a été menotté.
Le militaire a dû recevoir des soins hospitaliers, a été en arrêt, mais est déjà retourné au service dans ce poste.
L’accusation rapporte que, pour exécuter son plan, l’accusé a placé un mélange inflammable de couleur jaune contenant de l’essence dans plusieurs bouteilles en plastique et en verre et a mis des mèches dans le goulot, improvisant des engins aux caractéristiques très similaires à ceux qui permettent de déclencher et d’allumer un feu, communément connus sous le nom de ‘cocktail molotov’.
Dans sa voiture, il avait encore une hache, un couperet, un marteau, un rouleau de ruban adhésif marron, des briquets et des munitions.
Aujourd’hui, dans les plaidoiries finales, la procureure du MP a estimé qu’il n’y a pas de doutes que l’intention de l’accusé était de mettre fin à la vie de ce garde ou de tout autre qui y serait, ce qui ne s’est pas produit grâce aux manœuvres de l’élément de la GNR, demandant ainsi sa condamnation.
L’avocat représentant l’assistant a déclaré qu’il y avait une préparation de la part de l’accusé, ce qui amène à croire qu' »il y a eu une préméditation des faits », soulignant encore les conséquences physiques et psychiques pour le garde qui a été victime de l’attaque.
L’avocate du militaire à la retraite a défendu que l’accusé doit être considéré irresponsable pénalement et a indiqué qu’il souffrait d’un trouble délirant chronique.
Elle a ajouté qu’il a été un bon professionnel pendant 20 ans et qu’il est arrivé à une limite, qu’il a envoyé des demandes désespérées à plusieurs entités, du Président de la République à la Police Judiciaire et au Parquet général de la République, mais que « personne n’a jamais rien fait », ni lui a « donné l’attention nécessaire », malgré le fait que tout le monde « avait compris qu’il n’allait pas bien ».
Dans l’accusation, le MP relie les faits à la circonstance que l’accusé se sentait révolté contre l’institution GNR et ses collègues de service, raison qu’il considère totalement « irrélevante et futile devant la valeur de la vie d’un autre être humain ».