Fonction publique. Les salaires reviennent à la table des négociations (et c’est le plan)

Fonction publique. Les salaires reviennent à la table des négociations (et c'est le plan)

La secrétaire d’État à l’Administration publique, Marisa Garrido, rencontrera aujourd’hui à Lisbonne les trois syndicats de la fonction publique, lors de la première réunion dans le cadre du processus de négociation sur la mise à jour générale des salaires pour 2026.

 

La Fédération des Syndicats de l’Administration Publique et des Entités à Buts Publics (Fesap) sera la première à être reçue à 09h00, suivie du Frente Sindical, dirigée par le Syndicat des Cadres Techniques de l’État (STE), à 10h30, et de la Fédération Nationale des Syndicats des Travailleurs en Fonctions Publiques et Sociales (Frente Comum), à 12h00.

Le plan du gouvernement

Lors de la réunion, le gouvernement présentera une proposition initiale qui prévoit l’extension de l’accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’administration publique jusqu’en 2029, étant donné que l’actuel ne va que jusqu’en 2028, selon une source gouvernementale.

Cette extension est, d’ailleurs, l’une des revendications des structures syndicales.

Tant la Fesap que le Frente Sindical, tous deux affilés à l’UGT, se sont déjà montrés disposés à réviser l’accord existant afin de couvrir l’ensemble de la législature.

Pour sa part, le secrétaire général du Frente Comum, Sebastião Santana, a déclaré jeudi qu’il ne signerait pas un accord comme ceux « qui ont été signés l’année dernière avec l’UGT », ajoutant que celui de l’année dernière est « un accord d’appauvrissement ».

« Nous signerons un accord avec toute la certitude qui valorise le travail des travailleurs et qui commence à récupérer le pouvoir d’achat », a-t-il déclaré.

Actuellement, le salaire minimum national est de 870 euros et la base rémunératoire de l’administration publique (communément appelée salaire minimum de l’État) est de 878,41 euros.

En novembre 2024, le gouvernement a signé avec deux des structures syndicales de la fonction publique (la Fesap et le Frente Sindical) un nouvel accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’administration publique.

L’accord prévoit des augmentations d’au moins 56,58 euros pour les salaires bruts mensuels allant jusqu’à 2 631,62 euros et un minimum de 2,15 % pour les salaires supérieurs en 2026.

Pour 2027 et 2028, l’accord établit une augmentation d’au moins 60,52 euros ou un minimum de 2,3 %.

Le Frente Sindical, dirigé par le STE, revendique une augmentation salariale de 6,4 % pour tous les fonctionnaires en 2026 et une mise à jour de l’indemnité de repas à 12 euros.

La Fesap propose que la rémunération de base dans la fonction publique augmente à 973,41 euros en 2026 et une mise à jour minimale de 95 euros pour tous les travailleurs, en plus de l’augmentation de l’indemnité de repas à 10 euros par jour, exonérée d’impôts.

Quant au Frente Comum, il exige une augmentation salariale de 15 % pour un minimum de 150 euros, à partir du 1er janvier, ainsi que la mise à jour de l’indemnité de repas à 12 euros.