Fonction Publique : Le gouvernement propose des augmentations de 60,52 euros ou 2,3 %.

Fonction Publique : Le gouvernement propose des augmentations de 60,52 euros ou 2,3 %.

Le gouvernement a proposé, ce vendredi, aux syndicats de la fonction publique que les augmentations salariales de l’année prochaine soient d’au moins 60,52 euros ou 2,3 % pour tous les travailleurs de l’État, a annoncé José Abraão, de la Fesap.

José Abraão a confirmé, lors de déclarations aux journalistes diffusées par RTP3, que le gouvernement souhaite prolonger l’accord « en garantissant des augmentations salariales pour tous les travailleurs de l’administration publique, soit 760 000 personnes, jusqu’en 2029, pour un total d’environ 300 euros garantis, indépendamment de ce qui pourrait se passer au cours de ce processus de négociation ».

Le gouvernement a proposé, lors de la réunion d’aujourd’hui avec les trois fédérations syndicales de l’Administration publique, une extension de l’accord de valorisation en vigueur, afin de couvrir la législature actuelle, c’est-à-dire jusqu’en 2029.

La secrétaire d’État à l’Administration publique, Marisa Garrido, s’est réunie aujourd’hui, à Lisbonne, avec les trois syndicats de la fonction publique, dans ce qui sera la première réunion dans le cadre du processus de négociation sur la mise à jour générale des salaires pour 2026.

Le plan du gouvernement

Lors de la rencontre, le gouvernement a présenté une proposition initiale, qui prévoit l’extension de l’accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’administration publique jusqu’en 2029, étant donné que l’actuel ne va que jusqu’en 2028, selon une source gouvernementale.

Cette extension est d’ailleurs l’une des revendications des structures syndicales.

Tant la Fesap que la Frente Sindical, toutes deux affiliées à l’UGT, se sont déjà déclarées prêtes à revoir l’accord existant afin de couvrir toute la législature.

Pour sa part, le secrétaire général de la Frente Comum, Sebastião Santana, a déclaré, jeudi, qu’il ne signerait pas un accord comme ceux « qui ont été signés l’année dernière avec l’UGT », ajoutant que celui de l’année dernière est « un accord d’appauvrissement ».

« Nous signerons un accord avec toute la certitude qui valorise le travail des travailleurs et qui commence à récupérer le pouvoir d’achat », a-t-il dit.

Actuellement, le salaire minimum national est de 870 euros et la base salariale de l’administration publique (communément appelée salaire minimum de l’État) est de 878,41 euros.

En novembre 2024, le gouvernement a signé avec deux des structures syndicales de la fonction publique (la Fesap et Frente Sindical) un nouvel accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’administration publique.

L’accord prévoit des augmentations d’au moins 56,58 euros pour les rémunérations brutes mensuelles jusqu’à 2 631,62 euros et un minimum de 2,15 % pour les salaires supérieurs en 2026.

Pour 2027 et 2028, l’accord établit une augmentation d’au moins 60,52 euros ou un minimum de 2,3 %.

La Frente Sindical, dirigée par le STE, revendique une augmentation salariale de 6,4 % pour tous les fonctionnaires en 2026 et une mise à jour de l’indemnité de repas à 12 euros.

De son côté, la Fesap propose que la rémunération de base dans la fonction publique passe à 973,41 euros en 2026 et une mise à jour minimale de 95 euros pour tous les travailleurs, ainsi qu’une augmentation de l’indemnité de repas à 10 euros par jour, exemptée d’impôts.

Quant à la Frente Comum, elle exige une augmentation salariale de 15 % avec un minimum de 150 euros, à partir du 1er janvier, ainsi qu’une mise à jour de l’indemnité de repas à 12 euros.

[Actualisé à 11h22]